Le brocoli chinois, aliment le plus surveillé à l’entrée de l’UE

Le 09 juillet 2014 par Romain Loury
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Le brocoli chinois fait l’objet depuis le 1er juillet de contrôles accrus, en raison de contaminations persistantes par des pesticides, selon un règlement européen publié le 28 juin.

Ce produit fait partie de la liste des denrées non animales qui font l’objet d’une surveillance particulière, dans le cadre du règlement n°669/2009. Celui-ci est modifié au moins tous les trois mois en fonction des résultats des contrôles renforcés à l’entrée dans l’Union européenne, qui déterminent si 10%, 20%, ou plutôt 50% des produits seront analysés à leur arrivée.

Selon la dernière réactualisation, publiée le 28 juin au Journal officiel de l’UE (JOUE), le brocoli chinois atteint ainsi la classe des aliments les plus fréquemment analysés, avec un taux d’analyse de 50% des lots. En cause, «une aggravation de l'inobservation de la législation de l'Union».

Il y rejoint les raisins secs afghans et ouzbeks, chargés en ochratoxine A, les enzymes alimentaires indiennes (chloramphénicol), les arachides du Soudan et les graines de pastèque du Sierra Léone (aflatoxines), ainsi que les haricots secs du Nigeria (pesticides).

Il faut dire que le brocoli chinois fait très fort: selon le bilan 2013 publié en juin par la Commission européenne, 61,9% des lots analysés étaient non conformes cette année-là, ce qui le classe en tête des denrées évoquées par ce rapport (voir le JDLE).

Le curry d’Inde délisté

Autre nouveauté, le curry d’Inde, qui a longtemps posé des problèmes d’aflatoxines, est délisté, en raison d’«un degré de conformité globalement satisfaisant avec les exigences de sécurité de la législation de l'Union». D’autres épices restent dans la liste, comme les piments indiens et les noix de muscade, mais d’autres en sont sorties en janvier, telles le gingembre et le curcuma.

Ce n’est pas le cas des feuilles de curry d’Inde, qui posent d’importants problèmes de non-conformité en matière de résidus de pesticides. Raison pour laquelle elles ont aussi été délistées, mais d’une autre manière: elles font l’objet, comme d’autres aliments à risque (arachides d’Inde et du Ghana, graines de pastèque du Nigeria, gombos d’Inde), d’un règlement spécifique, le n°91/2013, qui stipule que ces denrées doivent en outre être accompagnées d’un certificat sanitaire du pays d’origine.



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