Le BPA, en sursis, défendu par le syndicat des cannettes

Le 05 octobre 2011 par Romain Loury
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
L’interdiction du bisphénol A (BPA) à partir du 1er janvier 2014, mesure qui sera discutée jeudi 6 octobre à l’Assemblée nationale, n’est pas réaliste en l’état, juge le Syndicat national des fabricants de boîtes métalliques (SNFBM).
 
Fin septembre, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié deux rapports soulignant les effets délétères du BPA, produit couramment utilisé dans les emballages, notamment dans le revêtement intérieur des cannettes et des boîtes de conserve (voir le JDLE) [1].
 
Dans la foulée, la commission des finances de l’Assemblée nationale a voté une proposition de loi socialiste interdisant l’usage de ce perturbateur endocrinien à compter du 1er janvier 2014. Selon l’agenda de l’assemblée, le texte devrait être discuté en séance publique.
 
Sans critiquer la recherche d’alternatives, le SNFBM estime que cette mesure est trop précoce. «Les solutions alternatives à celles contenant du bisphénol A comme les résines époxy n’ont pas encore fait l’objet d’une évaluation suffisamment rigoureuse et complète pour assurer la sécurité des consommateurs», estime-t-il dans un communiqué.
 
Le délai du 1er janvier 2014, «tout simplement irréaliste», «ne peut être tenu en l’état actuel des connaissances», ajoute le syndicat, selon qui «plusieurs années» seront nécessaires pour évaluer ces alternatives.
 
Très impliqué dans la campagne anti-BPA, le réseau Environnement-santé (RES), juge au contraire, dans un document d’état des lieux, que «le retrait du BPA des matériaux de contact alimentaire est réalisable à grande échelle dans des délais courts».
 
Le texte devrait être adopté sans grande difficulté par l’assemblée. Les députés UMP voteront en faveur de ce texte, a annoncé mardi 4 octobre leur président de groupe Christian Jacob.
 
[1] Pour l’instant, l’utilisation du BPA n’a été interdite que dans les biberons, une mesure européenne entrée en vigueur en juin dernier.


Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus