Le bisphénol A favoriserait l'apparition de cancers du sein

Le 29 décembre 2006 par Bérangère Lepetit
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De nouvelles études menées par des chercheurs américains accablent le perturbateur endocrinien.



Le bisphénol A (BPA) est dans l'oeil de mire des chercheurs américains depuis 2005 (1). Mais de nouvelles études scientifiques sur le sujet pourraient cette fois donner le coup de grâce à ce composé chimique présent dans de nombreux objets de la vie courante, des biberons aux boîtes de conserve et autres emballages alimentaires.

Le BPA est un perturbateur endocrinien avéré, c'est-à-dire une substance chimique pouvant avoir un impact sur l'équilibre hormonal d'une espèce vivante et des effets indésirables sur la santé. Accusé de perturber les systèmes hormonaux au même titre que les autres composants chimiques proches des oestrogènes, le BPA est cité depuis un certain temps comme favorisant les cancers de la prostate et du sein. Mais le risque n'avait jusqu'à présent été déterminé chez l'Homme que pour de très fortes doses auxquelles il n'est pas exposé dans la vie quotidienne.

Une équipe de chercheurs de l'université de Tufts, à Boston, vient d'approfondir les précédentes études en mettant en évidence le lien entre l'exposition prénatale au bisphénol A et le développement de cancer du sein (2) à l'âge adulte chez les rates. Selon l'étude, l'exposition du foetus au BPA entraîne la formation de cellules atypiques, qui sont, chez les humains comme chez les rongeurs, précurseurs de cancers du sein. Les chercheurs ont exposé des rates enceintes au bisphénol A et la totalité des foetus exposés par l'intermédiaire de leur mère ont développé des cancers du sein à l'âge adulte.

Le plus faible niveau d'exposition testé par les chercheurs sur les rates est cinq fois supérieur à la norme d'exposition sans risques pour l'humain, fixée par l'Agence pour l'environnement américaine (EPA) (3). Jusqu'à présent, les premiers effets avaient été constatés à partir de niveaux d'exposition cent à mille fois supérieurs à cette norme.



(1) Voir les articles du JDLE «Emballages: un perturbateur endocrinien fait débat» et «Une étude américaine relance les inquiétudes sur le bisphénol A»

(2) Induction of mammary gland ductal hyperplasias and carcinoma in situ following fetal bisphenol A exposure, Tessa J. Murray et al., Reproductive toxicology

(3) La norme d'exposition sans risques pour l'humain fixée par l'Agence américaine de l'environnement est de 50 microgrammes par kilogrammes et par jour.




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