Le bisphénol A dans les dispositif médicaux évalué par l’Union européenne

Le 29 janvier 2014 par Marine Jobert
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Les dispositifs médicaux passés à la loupe
Les dispositifs médicaux passés à la loupe

Le Comité scientifique des risques sanitaires émergents et nouveaux[1] (CSRSEN) –un des comités scientifiques indépendants qui conseillent la Direction générale de la santé et des consommateurs- lance une consultation publique sur un avis préliminaire consacré à la sûreté de l’usage du bisphénol A dans les dispositifs médicaux. «Le but de cet avis est d’évaluer si l’usage du BPA dans les dispositifs médicaux peut être un motif d’inquiétudes d’un point de vue sanitaire et, si possible, fournir des directives sur des valeurs-limites pour la libération de BPA de ces dispositifs.» Les parties prenantes ont jusqu’au 26 mars pour déposer leurs observations sur le site de la Commission.

 

Plusieurs scénarios d’exposition ont été testés, comme le contact externe et bref avec des dispositifs médicaux, des contacts brefs et à long terme avec des matériaux dentaires, ou encore des contacts à moyen et long terme avec des dispositifs implantés. «Certaines des expositions estimées au BPA dues aux dispositifs médicaux sont du même ordre d’idée que pour l’exposition via l’alimentation. Néanmoins, cette exposition intervient généralement pour une période limitée, ce qui implique une exposition totale plus basse.» Ce sont les enfants en contact avec des dispositifs médicaux contenant du BPA qui ont montré les concentrations les plus élevées.

 

En juin 2011, une étude de l’Institut de veille sanitaire (InVS) mettait en lumière que les femmes accouchant par césarienne ou à l'aide de forceps présentaient en moyenne des concentrations plus élevées en BPA et en phtalates dans les urines que celles qui accouchent naturellement. Le matériel médical comme source potentielle de contamination était mis en avant. «Ces résultats soulèvent des interrogations sur les conséquences de l’exposition des femmes enceintes, et de leurs nouveau-nés via les dispositifs médicaux dans les pays (comme la France) où l’utilisation du BPA et des phtalates n’est pas bannie, et notamment lors de longs séjours hospitaliers, par exemple lors de grossesses pathologiques ou de soins intensifs dans des unités de néonatologie», indiquait alors l’InVS.

 



[1] Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks, dit SCENIHR pour les anglophones

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus