Le biogaz à la recherche d’un coup de pouce

Le 19 mai 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La méthanisation reste marginale
La méthanisation reste marginale

Dans un livre blanc, publié ce lundi 19 mai, le club Biogaz de l’Atee recense les verrous à faire sauter pour permettre à la méthanisation de gagner du terrain.

Marginale, la production française de biogaz connaît un fort développement. Près de 400 installations, de toutes tailles, produisent du biogaz, soit trois fois plus qu’en 2008. Majoritairement composé de méthane, le biogaz est valorisé thermiquement, utilisé comme combustible par des groupes électrogènes ou directement injecté dans le réseau de transport.

 

1,8% de la production d’énergie renouvelable

En 2011, ce sont 0,35 million de tonnes équivalent pétrole (Mtep) d’énergie primaire qui ont été produites grâce à ces installations, soit 1,8% de la production d’énergie renouvelable tricolore. Ce qui représente, tout de même, deux fois la production photovoltaïque.

Dans les études, l’avenir de cette source d’énergie paraît sans nuage. à l’horizon 2030, l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et GDF Suez estiment qu’une molécule de gaz consommée dans l’Hexagone sur cinq pourrait être issue d’un réacteur de méthanisation.

 

50 propositions

Encore faut-il, estime le club Biogaz de l’Association technique énergie environnement (Atee), que certains freins soient levés. A quelques semaines de l’examen par le Parlement du projet de loi sur la transition énergétique, l’organisation technique publie un livre blanc recensant maints verrous à faire sauter et 50 propositions.

En priorité, le club Biogaz demande la constitution d’un comité de pilotage. Très «grenellien» dans son mode de fonctionnement, cet aréopage ferait avancer le travail normatif (sur la qualité agronomique des digestats ou les certificats d’origine) et déterminerait les objectifs de croissance de production et d’injection. Dit autrement, il redonnerait un coup de fouet à la réalisation, en cours depuis des mois, du plan «énergie, méthanisation, autonomie, azote» (Emaa), annoncé en mars 2013.

L’Atee veut aussi pérenniser l’économie de la filière. D’abord, en restructurant les tarifs d’achat. «Il faut supprimer la dégressivité liée à la taille des installations de méthanisation, hormis pour les petits sites», détaille Antoine Jacob, président du club Biogaz.

L’association milite aussi pour un allongement à 20 ans de la durée des contrats d’achat: 5 ans de plus qu’aujourd’hui. Pour les installations agricoles, le club Biogaz souhaite augmenter la prime aux effluents d’élevage. «Si nous voulons nous engager sur des objectifs de production, nous devons pérenniser des projets, dont la rentabilité est souvent limite», explique Antoine Jacob.

 

Généralisation du permis unique

Le choc de simplification étant d’actualité, le club Biogaz propose une série de mesures visant à réduire les délais d’instruction des dossiers ICPE. Des dossiers dont l’instruction (une année, en moyenne) pourrait encore être accélérée avec la généralisation du permis unique, actuellement expérimenté dans une demi-douzaine de régions.

Voilà pour l’essentiel. Le club devrait toutefois refaire parler de lui. Très prochainement, il rendra public un nouveau livre blanc consacré, cette fois, à la production bio de gaz naturel pour véhicule: le BioGNV.

 



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