Le bio passe à la vitesse supérieure

Le 04 juin 2019 par Stéphanie Senet
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Un label qui aiguise les appétits
Un label qui aiguise les appétits

 

 

Les surfaces cultivées en bio se sont accrues de 17% entre 2017 et 2018, selon le bilan présenté ce 4 juin par l’Agence bio.

Champagne ! Bio bien sûr... Tirée par la production de céréales, de vin et de fruits et légumes, les surfaces cultivées en bio[1] se sont accrues de 17% l’an dernier. Elles dépassent désormais les 2 millions d’hectares au sein de 41.600 fermes. Soit 7,5% de la SAU fin 2018, contre 6,5% fin 2017. «Nous sommes en mesure d’atteindre l’objectif de 15% fin 2022», s’est félicité Florent Guhl, directeur de l’Agence bio. Ce bon résultat permet aussi de limiter les importations à 31% des produits consommés dans l’Hexagone.

 

Céréales, oléagineux, légumes secs

L’année a été particulièrement fructueuse pour les céréales, oléagineux et légumes secs qui enregistrent un bond de 31% des surfaces cultivées (513.000 hectares au total). Un envol rendu possible par la hausse des capacités de traitement et de stockage, en particulier de silos et de moulins spécialisés dans les blés bio.

 

Viticulture en conversion

Egalement très dynamique, la viticulture bio a gagné 20% de surfaces supplémentaires, notamment grâce à la création d’un label CAB mentionnant la conversion en agriculture biologique. Elle représente désormais 12% de la viticulture française. 

 

Indicateurs au vert

Plus largement, tous les indicateurs sont au vert: hausse de 12% du nombre des transformateurs et de 41% des distributeurs (la grande distribution dépasse les magasins spécialisés pour la première fois), progression de 15,7% du chiffre d’affaires de produits bio (9,7 Md€ en 2018), essor important du nombre d’exploitations en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine...

 

Des serres brûlantes

Cet essor n’est pas sans aiguiser de nouveaux appétits. Des exploitants veulent ainsi bénéficier du label bio pour la culture de tomates pendant l’hiver sous serres chauffées. Un comble pour les professionnels, Fnab[2] en tête. «Ce débat doit avoir lieu maintenant car le bio est sorti d’une niche de consommation et il faut regarder comment on va le développer en gardant des valeurs», indique Florent Guhl de façon diplomatique. Le débat sera tranché le 10 juillet par le Comité national d’agriculture biologique. Si la décision n’est pas de nouveau reportée.

 

 

 

 

 

 

 



[1] Surfaces en conversion comprises

[2] Fédération nationale d’agriculture biologique



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