Le bio ne peut pas coexister avec les OGM

Le 17 décembre 2007 par Claire Avignon
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La coexistence à l'échelle locale des cultures OGM et biologiques s'avère «techniquement impossible dans la plupart des cas». C'est ce que révèlent, dans un communiqué du 14 décembre, les résultats d'un programme de recherche européen coordonné par l'Institut national de recherche agronomique (Inra) sur la coexistence entre cultures génétiquement modifiés et cultures conventionnelles.

Les probabilités de contamination des cultures génétiquement modifiées vers des cultures non OGM dépendent du contexte cultural et des caractéristiques des OGM. «Pour le maïs, dans certaines situations, il peut suffire d'organiser la récolte séparément (à condition d'un accord entre agriculteurs) pour satisfaire des seuils inférieurs au seuil réglementaire de 0,9% de contamination. Sinon, des mesures comme des décalages de semis ou des distances d'isolement sont efficaces mais elles ne sont pas toujours faciles à appliquer. En cas de très grande densité de maïs ou pour des espèces comme le colza, la séparation géographique entre cultures OGM et cultures conventionnelles est la solution raisonnable.»

Le programme Sigmea a également développé une plate-forme qui teste différents scénarii d'introduction des OGM en tenant compte du climat et d'informations géographiques, et livre un diagnostic quant aux flux de gènes. La version actuelle fonctionne pour le maïs et le colza, mais peut facilement être étendue à d'autres espèces selon l'Inra. Par ailleurs, un prototype de système d'aide à la décision doté d'une interface conviviale est proposé aux utilisateurs potentiels (agriculteurs, collectivités territoriales, prescripteur) pour connaître les probabilités de dispersion des gènes mais aussi les moyens à mettre en oeuvre pour les minimiser.




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