Le bio, meilleur pour la santé comme pour l’environnement

Le 15 avril 2019 par Romain Loury
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Une alimentation moins énergivore
Une alimentation moins énergivore

Les régimes alimentaires bio sont non seulement associés à un moindre risque de certains cancers, ils sont aussi plus vertueux en termes d’émission de gaz à effet de serre et d’occupation des sols agricoles, révèle une nouvelle analyse de l’étude française BioNutriNet publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition.

Fin octobre 2018, de précédents résultats de BioNutriNet, basée sur la cohorte française NutriNet, avaient révélé un moindre risque de cancer du sein (-34%) et de lymphomes (-76%) chez les personnes consommant le plus de produits bio. Parmi les hypothèses évoquées par les chercheurs, une moindre présence de résidus de pesticides, ou encore des teneurs plus élevées de certains nutriments (dont les antioxydants, à l’effet anticancéreux) dans les aliments bio.

Un régime plus équilibré

Dans une nouvelle analyse publiée, l’équipe d’Emmanuelle Kesse-Guyot, du centre de recherche en épidémiologie et statistiques Sorbonne Paris Cité[i], montre de plus que les personnes consommant le plus de bio ont de plus saines habitudes alimentaires. Par rapport à celles consommant le moins de bio, elles mangent généralement plus équilibré, moins de viande rouge (-51%) et de produits laitiers (-38%) que celles en consommant le moins.

Les résultats confirment par ailleurs une moindre exposition aux résidus de pesticides, «selon les molécules, entre -23 et -100% inférieure pour les grands consommateurs de bio (sauf pour le spinosad et les pyréthrines naturelles autorisés en bio). La réduction de l’exposition (- 40% en moyenne) aux contaminants chimiques est expliquée par le mode de production bio, alors que la structure du régime (riche en fruits et légumes) tend à augmenter l’exposition aux pesticides», explique l’Inra.

-37,5% de gaz à effet de serre

Du fait de ce régime alimentaire moins dépendant de l’élevage, l’alimentation bio présente un moindre impact environnemental: chez les gros consommateurs, les émissions de gaz à effet de serre s’élèvent à 3 ,17 kg équivalent CO2 par jour (contre 5,07 kg chez les moins consommateurs). Leur consommation d’énergie primaire n’est que de 14,67 mégajoule par jour (contre 19,72 MJ), tandis qu’ils ne requièrent que 9,51 m2 par jour de sols agricoles (contre 12,35 m2 par jour).



[i] Inra/Inserm/Université Paris 13/Cnam

 



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