Le bio a toujours le vent en poupe

Le 23 février 2018 par Stéphanie Senet
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Le nombre de fermes s'est accru de 13,6% en 2017
Le nombre de fermes s'est accru de 13,6% en 2017

Selon une tradition bien installée, l’agriculture bio poursuit sa croissance dans l’Hexagone. Le nombre de producteurs a augmenté de 13,6% en 2017, selon le bilan présenté le 22 février par l’Agence Bio. Les terres cultivées ne représentent toutefois que 6,5% de la surface agricole utile (SAU).

 

Rien ne l’arrête. Ni les polémiques, régulières, sur le contrôle des produits importés, ni les interrogations sur la qualité de l’offre dans la grande distribution. Les grandes chaînes de supermarché l’ont bien compris. Carrefour et Leclerc ont annoncé, à trois semaines d’intervalle, l’extension de leurs produits bio. Leclerc vise même la création de 200 magasins spécialisés.

 

Plus de 36.000 fermes

Car chaque année, les chiffres publiés par l’Agence Bio progressent un peu plus. Fin 2017, la France comptait 36.664 producteurs[1] (+13,6%) et 17.276 opérateurs[2] (+16%). A noter que 3,2% seulement des exploitations ont abandonné le bio l’an dernier.

Au niveau européen, le bio représente 291.326 fermes fin 2016, cultivant près de 12 Mha. Soit 6,7% de la surface agricole utile de l’UE. La plus grande superficie se trouve en Espagne et le plus grand nombre de fermes en Italie. Le chiffre d’affaires s’élève à 32,6 Md€.

La première région bio reste l’Occitanie (8.156 fermes) devant Auvergne-Rhône-Alpes (5.375) et Nouvelle Aquitaine (5.316). L’Ile-de-France ferme le classement avec seulement 316 producteurs. Encore marginale, la production se développe aussi en Outre-mer, avec 431 exploitations fin 2017 (+22,1%).

 

Petite SAU

Côté surfaces, 1,77 millions d’hectares sont cultivés en bio, dont 29% en conversion. La superficie totale s’est accrue de 15% en un an et de 60% depuis 2011. Une croissance équivalente à l’année d’avant (17% en 2016). Un bémol quand même. Si le bio ne cesse de progresser, il ne représente encore que 6,5% de la SAU française (contre 5,7% en 2016). Peu de chance, à ce rythme, d’atteindre l’objectif de 15% en 2022, annoncé par le Premier ministre Edouard Philippe en décembre, lors de la clôture des états généraux de l’alimentation. Et si un nouveau plan Ambition Bio doit toutefois sortir d’ici fin mars, il ne peut cacher la baisse des financements, dont la suppression des aides au maintien octroyées par l’Etat. Selon la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab), il manque au moins 418 millions d’euros jusqu’à 2020 pour maintenir les soutiens aux producteurs.

 

8 milliards d’euros

Au total, le marché des produits bio représente plus de 8 milliards d’euros[3] contre 7,15 Md€ en 2016 (+16%). Une croissance que l’agence attribue à une meilleure présence dans les commerces de proximité et les ’drive’, à l’élargissement des gammes dans les hyper et supermarchés et aux nombreuses ouvertures de magasins spécialisés.

 

Audit / La Cour des comptes européenne vient de lancer un audit sur le système de contrôle de l’alimentation biologique dans l’UE. Réactualisant le rapport de 2012, cette évaluation vise aussi bien le contrôle de la production que de la transformation, la distribution et l’importation. Il sera publié début 2019.

 



[1] Fermes en conversion comprises

[2] Transformateurs, distributeurs, importateurs et exportateurs

[3] Restauration hors foyer incluse

 



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