Le bilan de l’étiquette Energie

Le 31 juillet 2015 par Stéphanie Senet
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En 10 ans, la consommation d'énergie des réfrigérateurs a baissé de 25% dans l'UE
En 10 ans, la consommation d'énergie des réfrigérateurs a baissé de 25% dans l'UE

Alors que l’étiquette Energie doit être révisée à l’automne, son efficacité n’est pas toujours au rendez-vous. Elle est parfois tronquée, comme pour les lave-linge, ou peu suivie en pratique, comme pour les sèche-linge, révèle un rapport du réseau Topten[1].



[1] Le réseau européen Topten a été lancé en Suisse en 2000 puis a été rejoint par 16 associations nationales. En France, l’initiative a été lancée par le WWF et Consommation logement cadre de vie (CLCV).

 

 

L’étiquette Energie a fait ses preuves sur les réfrigérateurs. Entre 2004 et 2014, leur consommation d’énergie a diminué d’un quart dans l’Union européenne tandis que leur prix n’a progressé que de 7%. Fait notable, la France affiche une plus mauvaise efficacité énergétique que ses voisins. Les frigos vendus dans l’Hexagone consomment en effet 11 kilowattheures par an de plus que la moyenne des appareils européens. Par ailleurs, les prix des équipements les plus sobres (A+++ et A++) s’avèrent beaucoup plus chers en France qu’ailleurs.

 

Des lave-linge moins efficaces

 

L’affichage énergétique n’affiche pas un aussi bon bilan avec les lave-linge. «Avec l’étiquette actuelle, aucune corrélation n’a été clairement établie entre les meilleures classes et une faible consommation d’énergie», conclut le rapport de Topten. Si les appareils A+++ sont plus efficaces, ce n’est pas en raison d’une moindre consommation énergétique mais tout simplement parce qu’ils sont plus grands. D’où l’importance de réviser l’indice d’efficacité énergétique appliqué aux lave-linge.

 

Des sèche-linge plus chers

 

Au rayon des sèche-linge, la situation apparaît plus mitigée encore. Equipés d’une pompe à chaleur, les appareils de classe A et + sont réellement efficaces puisqu’ils consomment moitié moins que les appareils traditionnels, de classe B ou C. Malheureusement, ils sont encore peu répandus: en 2014, ils représentaient 42% des ventes de l’UE, et seulement 13% de la France. Ce piètre résultat tient en partie à leur prix: deux fois plus élevé que celui d’un sèche-linge de classe B ou C.

A noter que la Suisse a vendu 100% d’appareils de classe A l’an dernier puisque seuls les lave-linge à pompe à chaleur y sont désormais autorisés.

Depuis décembre 2013, le marché européen ne compte quasiment plus que des réfrigérateurs et des lave-linge de classe A+ et mieux[1]. Ce qui a poussé l’UE à réformer l’étiquette Energie, de façon à mieux souligner la différence des performances. Selon la proposition publiée le 15 juillet par la Commission, les nouvelles étiquettes devraient être comprises entre A et G et réévaluées tous les 10 ans.



[1] Les lave-linge de classe A ne représentent que 5% du marché et les réfrigérateurs de classe A 2%.

 



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