Le bilan climatique de l’agriculture va s’alourdir

Le 11 juillet 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les poulets ne seront pas à la fête.
Les poulets ne seront pas à la fête.
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Toujours plus. La production agricole mondiale des dix prochaines années sera principalement tirée par l'énorme appétit en protéines, viandes et produits laitiers, selon les perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAO publiées vendredi 11 juillet.

Dans un volumineux rapport sur l'évolution de l'agriculture mondiale en 2014-2023, l'Organisation de coopération et de développement économiques et l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) prévoient une hausse de la production de céréales, qui «restent au cœur de l'alimentation» humaine mais sont aussi utilisées pour nourrir le bétail et les élevages.

Le boom du bétail et des agrocarburants

«Le bétail et la production d'agrocarburants devraient augmenter à un rythme supérieur à celui des grandes cultures», estiment les deux organisations qui envisagent une «réorientation vers les céréales secondaires (maïs, orge) et les oléagineux pour satisfaire la demande alimentaire et la demande en nutrition animale et énergie, au détriment du riz et du blé», la céréale actuellement la plus cultivée au monde.

Les pays en développement absorberont plus de 80% des quantités de produits carnés supplémentaires (plus de 58 millions de tonnes d'ici à 2023): la production de volaille représentera au moins la moitié de ce gain de production, contre 30% pour le porc et 15% pour le bœuf.

Les poulets ne sont frappés d'aucun interdit

Protéines peu chères à produire, les poulets ne sont frappés d'aucun interdit religieux ou culturel, notent les auteurs. La population chinoise à elle seule absorbera «la moitié de l'augmentation globale de la production carnée».

Cette croissance annoncée du régime carné ne sera pas sans conséquence sur le climat. La production de viande est particulièrement émettrice de gaz à effet de serre. Un rapport de la FAO, publié en septembre 2013, estime à plus de 7 milliards de tonnes équivalent CO2 l’empreinte climatique annuelle de la production mondiale de viandes. Soit 14,5% de toutes les émissions d'origine anthropique.

A supposer que les estimations d’évolution de production animale se vérifient, les rejets de GES d’origine agricole pourraient s’accroître d’une quinzaine de pourcents d’ici à 2023, selon des calculs réalisés par le JDLE.

 



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