Le bétail brésilien broute moins de forêt amazonienne

Le 13 mai 2015 par Aude Massiot
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La forêt amazonienne
La forêt amazonienne
Olivier Hirt


Au Brésil, les politiques de sensibilisation à la déforestation portent leurs fruits. Depuis 10 ans, les éleveurs de bovins réduisent la coupe de forêt amazonienne destinée à étendre leurs pâturages.

Enfin une bonne nouvelle pour l’Amazonie. Selon une étude publiée le 12 mai dans Conservation Letters, le rythme de la déforestation de la forêt tropicale a reculé depuis 10 ans. Et cela grâce à un changement de comportement des éleveurs de bovins, l’élevage extensif étant le principal responsable du grignotage de la forêt sud-américaine. Le Brésil est un des premiers pays producteurs et exportateurs de bétail et de soja au monde.

 

Pour cette étude, des chercheurs de l’université du Wisconsin, de l’Institut des populations et de l’environnement du Parà, et de la National wildlife federation se sont focalisés sur l’Etat du Parà, qui concentre 20% des élevages de bovins du pays. Leur conclusion: «La surface de forêt détruite chaque année en Amazonie a baissé de plus de 80% entre 2004 et 2014».

 

C’est la conséquence de deux accords proposés le gouvernement brésilien en 2009, et acceptés par certaines multinationales acheteuses de bovins qui se sont mises à vérifier que leurs fournisseurs ne participaient pas à la déforestation massive de l’Amazonie. Pour ne pas perdre leurs clients, les éleveurs brésiliens ont dû faire des efforts pour limiter leur empiètement sur la forêt tropicale.

 

Des entreprises sensibilisées

 

La société civile a joué un rôle crucial dans ces changements de comportement. Pendant la dernière décennie, de grandes campagnes menées par des ONG au Brésil ont fait le lien entre la déforestation et les multinationales qui distribuent les produits issus de cette destruction de la forêt tropicale.

 

Certaines entreprises ont réagi en imposant des critères environnementaux à leurs fournisseurs. Même MacDonald a fini par s’y mettre. La multinationale s’est engagée le 21 avril dernier à éliminer, dans sa chaîne d’approvisionnement directe et indirecte, toute activité encourageant la déforestation. Une politique dont la mise en œuvre ne sera toutefois pas achevée avant… 2030.

 

Aussi, malgré l’important ralentissement de la déforestation amazonienne, le Brésil détient toujours le record quant aux hectares détruits chaque année: en 2014, environ 5.000 kilomètres carrés de forêt tropicale, selon l’Institut brésilien de recherche sur les territoires (INPE). Les pâturages occupent aujourd’hui au moins 60% des zones déforestées.

 


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