Le bassin Seine-Normandie s’adapte au changement climatique

Le 02 février 2017 par Stéphanie Senet
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Un guide de bonnes pratiques visant la résilience
Un guide de bonnes pratiques visant la résilience

Deux mois après son adoption par le comité de bassin, la stratégie d’adaptation au changement climatique de l’Agence de l’eau Seine-Normandie a été officiellement signée le 1er février.

 

Deux ans après l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse, l’agence du bassin Seine-Normandie a présenté sa stratégie d’adaptation au changement climatique. Pour mémoire, le diagnostic est sans appel. D’ici 2100, les températures de surface doivent augmenter de 2°C et l’évapotranspiration de 23% selon les prévisions du Giec[1]. Les débits devraient se réduire de 10 à 30%. La concentration des polluants dans l’eau devrait s’envoler, tout comme les risques d’eutrophisation.

«Comme souligné par Jean Jouzel, qui a présidé le comité d’experts, il faut allier adaptation et atténuation, car en cas d’augmentation des gaz à effet de serre, aucune adaptation ne sera possible», affirme Sarah Feuillette, chef du service Evaluation et prospective à l’Agence de l’eau Seine-Normandie.

 

Infiltration et résilience

Adoptée le 8 décembre par le comité de bassin, à l’unanimité, cette nouvelle stratégie comporte une dizaine de réponses thématiques. La priorité est donnée à l’infiltration à la source, à la végétalisation des villes, aux systèmes agricoles et forestiers résilients, à la réduction des pollutions à la source, à la baisse des consommations et à la gestion du trait de côte.

 

Adaptation, mode d’emploi

85 bonnes pratiques sont par ailleurs recensées, comme pour la ville des Mureaux (Yvelines) qui favorise l’infiltration des eaux pluviales en subventionnant les aménagements sur les parcelles privées. A l’échelle du bassin, le projet Wheatamix vise de son côté à identifier des variétés culturales résilientes, grâce à une collaboration entre l’Inra[2] et des agriculteurs.

«Ce document n’est pas prescriptif mais il doit inspirer les documents à venir, à commencer par notre 11e programme d’intervention 2019-2024», anticipe Sarah Feuillette.



[1] Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

[2] Institut national de la recherche agronomique

 



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