Le bassin Rhône-Méditerranée s’adapte au changement climatique

Le 22 septembre 2014 par Stéphanie Senet
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Des missions accrues mais un budget réduit
Des missions accrues mais un budget réduit

Le nouveau projet de Schéma d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) Rhône-Méditerranée pour la période 2016-2021 a été adopté le 19 septembre par le comité de bassin.

 

L’adaptation au changement climatique est présentée comme la priorité de cette nouvelle politique de gestion de l’eau, soumise à la consultation publique à partir du 19 décembre, pendant 6 mois.

 

Elle se traduit par un premier objectif de retour à l’équilibre quantitatif de 85 bassins versants et masses d’eau souterraine. La création de nouvelles surfaces imperméabilisées en zone urbaine devra aussi être compensée à hauteur de 150%, dans le cadre des documents d’urbanisme (Scot[1] et PLU[2]) et des zones d’aménagement concerté de plus de 5 hectares. Concrètement, tout nouveau mètre carré imperméabilisé devra se traduire par la création d’un mètre carré et demi de zone d’infiltration.

 

267 captages prioritaires

 

Autre nouveauté: le Sdage cible 267 captages prioritaires au lieu de 210 jusqu’ici, pour déployer des actions visant à améliorer la qualité de l’eau potable dégradée par les nitrates et les pesticides. Pour réduire l’exposition des populations aux pollutions chimiques, le Sdage «veut croiser les données environnementales avec les données épidémiologiques pour renforcer la connaissance et la réglementation sur les substances et les cocktails de substances, y compris les substances émergentes», indique l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse.

 

Egalement dans le viseur: le plan d’action pour le milieu marin de la Méditerranée (non-dégradation des petits fonds côtiers, réduction des pollutions de substances dangereuses en mer et dans les milieux lagunaires et restauration physique du littoral) et la préparation de nouvelle compétence intégrée de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations.

 

Mais si les missions s’accentuent, les moyens alloués aux agences de l’eau diminuent. Le comité de bassin a donc également voté, le 19 septembre, une motion contre le projet de prélèvement de 175 M€ par an, de 2015 à 2017, sur son budget au profit du budget de l’Etat. «Ce projet ferait reculer dangereusement la France dans son effort pour respecter ses engagements pris au niveau européen, alors que ses rivières n’atteignent encore qu’un niveau moyen et que la France devient une multirécidiviste des condamnations de la Cour de justice européenne, avec pas moins de 3 condamnations ces 18 derniers mois et un risque accru de pénalité financière», réagit le comité de bassin.

 

 

 

 



[1] Schéma de cohérence territoriale

 

[2] Plan local d’urbanisme

 



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