Le bassin Loire-Bretagne dresse le bilan de ses captages

Le 04 janvier 2012 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Deux tiers des captages en eau potable font l’objet d’une protection dans le bassin Loire-Bretagne, selon un rapport publié conjointement le 2 janvier 2012 par l’Agence de l’eau, l’Agence régionale de santé Centre et la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal). 

 
En Loire-Bretagne, l’alimentation en eau potable est assurée par 5.730 captages, pour un total de 2,6 millions de mètres cubes par jour, indique le rapport qui arrête son bilan à la fin 2010.
 
Le pourcentage de captages protégés a quadruplé depuis 1992. A cette date, 17% seulement des captages ont fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique (DUP). On en compte 68% depuis 2010 (pour 75% des débits prélevés d’eau potable), ce qui est légèrement supérieur à la moyenne nationale (60%) mais encore en dessous de l’objectif du plan national Santé-environnement qui table sur 100% de protection.
 
Il reste encore 1.600 captages à protéger, auxquels il faut rajouter 285 révisions de DUP, car les prescriptions réalisées par les hydrogéologues ne sont plus en adéquation avec le développement urbain, industriel et agricole.
 
Le rapport recense par ailleurs 800 abandons de captage entre 2000 et 2010, le plus souvent pour des raisons administratives (42% des cas). Il s’agit généralement de captages vétustes que la collectivité n’a pas souhaité restaurer ou de captages impossibles à protéger selon l’avis hydrogéologique. Dans 41% des cas, l’abandon est lié à la mauvaise qualité des eaux (pollutions diffuses, présence d’arsenic). Seuls 17% des captages sont abandonnés en raison d’un débit insuffisant.
 
Depuis la loi Grenelle I, des programmes d’action sont censés protéger les 500 captages français les plus menacés par une pollution diffuse. Le bassin Loire-Bretagne est précisément concerné par 128 aires d’alimentation d’un captage (AAC), inscrites dans le Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage). L’objectif est de restaurer la qualité des eaux. Mais sur ces 128 zones sensibles, seulement 52 programmes d’action ont été lancés. Les Côtes-d’Armor et le Finistère mènent toutefois des actions dans un autre cadre (contrats territoriaux sur 14 captages d’eau potable).
 
Au niveau local, on constate d’ailleurs des protections différentes. Si le Maine-et-Loire, la Nièvre, la Loire-Atlantique, les Côtes-d’Armor et les Deux-Sèvres affichent un taux de protection supérieur à 90%, l’Indre n’atteint toujours pas les 50%.
 


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus