Le BARPI publie son inventaire 2003

Le 19 octobre 2004 par Loïc Chauveau
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Le bureau d'analyse des risques et pollutions industriels (Barpi) a comptabilisé l'an dernier 2022 accidents technologiques ou industriels. 287 de ces sinistres ont provoqué la mort de 77 personnes et fait un millier de blessés graves et légers.

58% de ces évènements sont des incendies et 37% des rejets de matière dangereuse. Ces deux types d'accidents devancent de très loin les explosions (5,2%), les "effets dominos" (où un premier incident provoque une réaction en chaîne dans et hors l'établissement, phénomène qui ne se retrouve que dans 3,9% des cas) ou encore la projection ou la chute d'équipements (2,1%). Pour classer ces sinistres, le Barpi utilise la nomenclature des activités en France (NAF) de l'INSEE. Ainsi, 15% des accidents se sont déroulés dans le secteur de l'agriculture, chasse et services annexes, 10% dans l'industrie chimique, 7,2% dans le secteur de la production et distribution d'électricité, de gaz ou de chaleur, 7,2% dans les transports terrestres. Suivent le travail du bois et la fabrication d'articles en bois (5,1%), l'assainissement, la voirie et la gestion des déchets (4,9%), l'industrie alimentaire (4,6%), le commerce de gros et intermédiaires (4,1%), le commerce et la réparation d'automobiles (3,3%). Le secteur de la récupération arrive plus loin avec 2,2% des accidents.

Quand on rapporte le nombre d'accidents de chaque secteur au nombre de sites où se déroule cette activité, le classement est très différent. En tête arrivent la cokéfaction, le raffinage et l'industrie nucléaire, devant l'industrie chimique, la métallurgie, le secteur de l'assainissement, voirie et gestion des déchets et enfin la récupération. Les produits pétroliers arrivent en tête des matières à l'origine des sinistres. Ils représentent 18% des facteurs déclenchants, contre 11% pour les produits chimiques de base et 8,1% pour le bois et ses dérivés. Les déchets solides et liquides interviennent dans 4,5% des cas et les eaux résiduaires dans 1,1%. Le facteur humain et le défaut d'organisation représentent plus de la moitié des causes des accidents. Dans 23% des cas le sinistre a pour origine une défaillance humaine, dans 20% une anomalie d'organisation, dans 8,8% un défaut de maîtrise du procédé et dans 3% une intervention insuffisante ou inadaptée. La défaillance matérielle intervient dans 41% des causes et les accidents extérieurs à l'établissement dans 9,9%. Les actes de malveillance représentent 7,9% des sinistres. Sur les 77 décès déplorés, 71 sont intervenus dans des installations classées, 30 morts étant extérieurs à ces installations, et 36 étant des employés. Les circonstances sont très diverses.

Ainsi, 21 personnes sont mortes de légionelles émises par des installations industrielles. La chute d'une passerelle d'accès au paquebot Queen Mary II à Saint-Nazaire le 15 novembre 2003 a provoqué la mort de sept visiteurs et de huit employés. Pour toute l'année, on déplore la mort d'un seul pompier lors de l'incendie d'un hangar. Les accidents de transport de matière dangereuse ont provoqué quatre décès. Le BARPI élabore actuellement un outil de "communication à chaud" cohérent avec l'échelle européenne des accidents. Ce code est destiné à informer correctement, des risques encourus, les riverains d'un sinistre .


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