Le bœuf français va revoir le Soleil levant

Le 30 janvier 2013 par Romain Loury
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Le boeuf français de nouveau autorisé au Japon
Le boeuf français de nouveau autorisé au Japon

Le Japon va lever le 1er février son embargo sur la viande de bœuf française, mesure mise en place en 2001 en pleine crise de la vache folle, a annoncé lundi 28 janvier le gouvernement.

Cet embargo ne sera dans un premier temps levé que pour la viande bovine provenant d’animaux de moins de 30 mois. Outre la France, les Pays-Bas pourront aussi reprendre leurs exportations vers le Japon, ce qui fait d’eux les premiers pays de l’UE à bénéficier de cette levée d’embargo.

Egalement concernés par cet assouplissement, le Canada et les Etats-Unis, qui ne pouvaient exporter au Japon que de la viande d’animaux âgés de moins de 20 mois, après une levée d’embargo en 2006.

«La France et le Japon partagent un attachement fort à la qualité et à la sécurité sanitaire de leur alimentation. La décision japonaise, qui était attendue de longue date, est une reconnaissance des garanties offertes par les dispositifs de sécurité sanitaire français et européen», ont déclaré les deux ministères concernés (agriculture, commerce extérieur) dans un communiqué.

Mêmes réjouissances du côté du Groupement pour l'export français viande, bétail et génétique. Dans un communiqué, le GEF affirme en effet préparer un déplacement à Tokyo «afin que les industriels français puissent rencontrer un certain nombre de clients potentiels qui, depuis plusieurs mois, avaient déjà montré leur intérêt».

Contactée par le JDSA, l’Interprofession bétail et viande (Interbev), membre fondateur du GEF, estime que cette levée d’embargo lui ouvre «un marché de niche de qualité». De «qualité» certes, peut-être moins de quantité: en 1998, le Japon a importé de France 100 tonnes de viande de bœuf, pour «un chiffre d’affaires de plus de 1 million d’euros». A comparer aux 517.000 t de viande bovine que le Japon a importées en 2011 [1].

L’Interbev compte toutefois «très vite dépasser» ce chiffre de 100 t, «dès que le certificat sanitaire officiel sera en place et que les entreprises exportatrices seront agréées par les Japonais». Ce marché connaît une forte expansion depuis la catastrophe de Fukushima en mars 2011, qui a suscité une méfiance des Japonais envers leurs produits nationaux.

D’autres pays continuent à maintenir leur embargo sur la viande bovine européenne, dont la Chine et l’Arabie Saoudite, qui constituent également un «potentiel intéressant», estime l’Interbev.

L’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) demeure un frein majeur aux échanges commerciaux: dernier à en faire l’expérience, le Brésil, après la révélation en décembre du premier cas recensé dans le pays (voir le JDLE).

[1] Dont 65% en provenance d’Australie et 23% des Etats-Unis, selon l’Interbev.



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