Le 9e programme de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse

Le 21 février 2007 par Agnès Ginestet
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agence rhone
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Le climat méditerranéen et l’augmentation de la population sur les côtes entraînent des problèmes de quantité de la ressource en eau. L’agriculture continue, elle, à poser des problèmes de qualité.

D'un montant de 3 milliards d'euros sur 6 ans, le programme de l'agence est unique, mais chacun des deux bassins (Rhône-Méditerranée et Corse) a son propre programme. Globalement, les aides augmentent de 15% par rapport au 8e programme. «Auparavant, l'aide était uniforme sur tout le territoire. Aujourd'hui, il faut être sélectif», indique Sylvie Lainé, de l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée et Corse (RMC). Priorité est donc donnée aux zones qui manquent d'eau.

La gestion quantitative de l'eau fait en effet partie des obligations du bassin, compte tenu des périodes de sécheresse. Pour Georges Olivari, directeur de la Maison régionale en Provence-Alpes-Côte d'Azur, il est nécessaire de travailler sur des variétés de cultures plus adaptées pour réduire les prélèvements d'eau importants liés à l'agriculture. La population croissante sur la côte, en particulier dans le département du Var, crée une pression supplémentaire. «Nous pensons qu'il faut freiner le développement du littoral plutôt que d'augmenter les ressources en eau», indique Philippe Dupont, de la direction de la planification et de la programmation à l'Agence de l'eau RMC.

Les différents redevables sont ainsi incités à optimiser leurs besoins, notamment à travers le partage des ressources. «Nous devons nous demander comment, pour un bassin-versant tendu en ressources, on peut partager l'eau, et cela, avant de construire un barrage», insiste Philippe Dupont. Georges Olivari va dans le même sens: «Au lieu de mobiliser de nouvelles ressources, mieux vaut limiter les pertes d'eau liées aux tuyaux».

L'agence doit également gérer les variations de population au niveau des stations d'épuration qui «ont du mal à réagir aux brutales variations de charge», selon Georges Olivari. Conséquences: une partie des effluents se retrouve non traitée dans le milieu naturel, et il faut redimensionner des stations.

Pour le bassin de Corse, qui connaît des coupures d'eau fréquentes, la priorité est à la mise en conformité des installations dans le cadre de la directive eaux résiduaires urbaines (ERU). «Il faut rattraper le retard qu'ont les deux départements concernant les équipements de base pour l'eau potable et l'assainissement», explique Philippe Dupont.

Mais c'est l'atteinte des objectifs imposés par la directive cadre sur l'eau qui est, selon Philippe Dupont, la priorité du bassin Rhône-Méditerranée. L'agence espère que 70% des cours d'eau atteindront le bon état écologique d'ici 2015, sachant que 50% l'ont déjà atteint. «La situation n'est pas catastrophique pour les eaux souterraines. Nous pourrions atteindre le bon état sur environ 80% d'entre elles d'ici 2015», précise Philippe Dupont. «Les pollutions agricoles diffuses aux engrais et aux pesticides posent de gros problèmes, mais les redevances agricoles sont peu importantes. Il n'y a donc pas de signal suffisant pour alerter les agriculteurs sur leur responsabilité en matière de pollution», ajoute-t-il.

D'un point de vue financier, les redevances de 2007 sur les deux bassins resteront au niveau de celles de 2006. A partir de 2008, de nouveaux redevables vont apparaître, comme les communes de moins de 400 habitants. Ainsi, l'agence bénéficiera de la contribution de 8.000 communes, contre 4.600 actuellement ce qui lui permettra de disposer, selon Sylvie Lainé, «d'un peu plus de recettes».




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