Laurence Tubiana, l’ambassadrice hexagonale

Le 05 décembre 2015 par Stéphanie Senet
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L'ambassadrice espère la conclusion d'une véritable Alliance à Paris
L'ambassadrice espère la conclusion d'une véritable Alliance à Paris

La négociatrice en chef pour la France appelle, au-delà d’un accord universel, à conclure à Paris une Alliance pour le climat engageant aussi les citoyens, les entreprises, les collectivités locales et les institutions financières.

Son sourire n’est jamais très loin. Dynamique et convaincante, Laurence Tubiana a été choisie par le président Hollande pour être l’ambassadrice française en charge des négociations climatiques. Des négociations qu’elle a découvertes en 1997, en participant aux discussions sur le protocole de Kyoto en tant que conseillère environnement du Premier ministre Lionel Jospin.

A la tête de l’équipe française des négociateurs, cette économiste a également participé à la conférence climatique de Copenhague, en 2009, et n’a pas caché sa tristesse de voir échouer un accord ambitieux.

Est-elle venue chercher à Paris une deuxième chance? «Elle incarne un équilibre entre souplesse et assurance», dit d’elle Christiana Figueres, la secrétaire exécutive de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Certains lui reprochent d’accueillir des industries fossiles au sein du conseil d’administration de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), qu’elle a créé en 2001. L’ambassadrice aux cheveux blancs répond qu’il faut dialoguer avec toutes les parties prenantes pour faire bouger les curseurs.

Laurence Tubiana en 5 dates
1951 naissance à Oran (Algérie)
1997 conseillère environnement du Premier ministre Lionel Jospin
2001 création de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri)
2013 présidente du conseil d’administration de l’Agence française de développement (AFD)
2014 ambassadrice chargée des négociations climatiques et représentante spéciale pour la conférence Pairs Climat 2015

 

Un accord, une alliance

 

«A Paris, il nous faut un accord, mais pas seulement. La mise en œuvre des nouvelles politiques de lutte contre le changement climatique doit engager d’autres acteurs que les gouvernements, comme les citoyens, les entreprises, les collectivités locales, les institutions financières internationales. C’est pourquoi nous défendons l’idée d’une Alliance de Paris pour le climat», explique Laurence Tubiana.

En matière de financement, le clivage entre le Nord et le Sud ne lui paraît pas insurmontable. «Les pays du Nord et les pays du Sud sont d’accord sur la nécessité de trouver un accord à Paris alors qu’à Copenhague, en 2009, certains pays en développement pensaient que c’était trop tôt», observe-t-elle. Spécialiste des questions de développement, Laurence Tubiana précise que le Sud a profondément changé et que les fortes différences actuelles entre les niveaux de développement ont modifié les positions officielles des Etats.

 

Des impacts près de chez nous

 

La présidente du conseil d’administration de l’Agence française de développement énumère une autre condition favorable à la conclusion d’un accord d’ici la mi-décembre: les impacts du changement climatique sont déjà observés dans de nombreuses parties du globe.

Quelle métamorphose attend-elle des modes de vie pour limiter le réchauffement à 2°C? «A court terme, prendre des transports en commun propres ou isoler son logement pour améliorer son efficacité énergétique, ce n’est pas un changement de mode de vie!», sourit-elle.

 

 

 



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