Lancement du «Rassemblement pour la planète»

Le 02 juillet 2012 par Geneviève De Lacour
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Pour remettre la thématique "santé-environnement" au coeur du débat
Pour remettre la thématique "santé-environnement" au coeur du débat

A quelques semaines de la conférence environnementale qui devrait s’ouvrir en septembre prochain, 5 ONG ont annoncé aujourd’hui 2 juillet le lancement du Rassemblement pour la planète (RPP).

Si le réchauffement climatique, l’épuisement des ressources naturelles et la chute de la biodiversité sont souvent cités comme étant les trois facteurs-clé de la crise écologique, pour les associations Ecologie sans frontière, Générations futures, Respire, réseau Environnement et santé (RES) et Robin des toits, il ne faut pas oublier un 4e élément: la crise sanitaire.

«Répondre à la crise sanitaire c’est une façon de répondre aux trois autres crises écologiques en même temps qu’à la crise sociale, en évitant que la réponse à l’une d’elles se fasse en aggravant l’autre», explique la présidente du Rassemblement, Nadine Lauverjat de Générations futures.

«Il faut sortir par le haut de cette crise.» Trouver un modèle «qui ne peut être simplement la recherche de la croissance pour la croissance sans s’interroger sur la nature de celle-ci et sur les conséquences pour la planète».

Revenant sur le Grenelle (I et II) et les illusions perdues, pour les défenseurs de l’environnement cette concertation n’a été l’occasion que de «beaucoup de parlotes mais peu d’actions!». Et André Cicolella porte-parole de RES d’ajouter: «Nous pensons qu’il y a eu une volonté de ne pas avancer sur la problématique santé-environnement. Pour preuve, lors du Grenelle, il y avait consensus sur la mise en place d’un statut de lanceur d’alerte mais, 5 ans après, toujours aucune avancée sur ce sujet».

Pourquoi des associations aussi différentes s’associent-elles? Robin des toits se préoccupent des ondes électromagnétiques, Générations futures d’agricultures, de pesticides et de produits chimiques, Respire s’intéresse à la qualité de l’air, etc. D’abord parce le décret sur la représentativité des ONG daté du 13 juillet 2011 (voir JDLE) pourrait limiter l’accès aux négociations pour les petites associations dont l’expertise est, néanmoins, bien réelle. Delphine Batho, la nouvelle ministre de l’écologie, semble, selon le Rassemblement, ouverte à la renégociation de ce décret et serait prête à prendre en compte l’expertise de ces organisations plus que le nombre d’adhérents.

Quant aux sujets prioritaires, les ONG citent le thème santé-environnement mais aussi la gouvernance environnementale. Car dans un contexte de réforme de la sécurité sociale et de mise en place de «class action» -actions de groupes- annoncées la semaine dernière par la ministre de la justice, celles-ci pourraient fournir à l’action de nouveaux outils juridiques très puissants.

Delphine Batho a rencontré le Rassemblement la semaine dernière, ce dernier devrait maintenant être reçu le 18 juillet prochain à Matignon par le Premier ministre.

 

 



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