Lancement des « réserves d’actifs naturels » à Crau

Le 11 août 2010 par Thérèse Rosset
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Compenser les impacts de la catastrophe de la Crau survenue le 7 août 2009, telle est l’intention de Chantal Jouanno.

Une fuite dans un oléoduc souterrain reliant Fos-sur-Mer à l’Allemagne avait été décelée il y a un an dans la plaine de Crau (Bouches-du-Rhône). Quatre mille mètres cubes de pétrole s’étaient alors déversés sur deux hectares de cette zone Natura 2000, d’une superficie totale de 7.400 ha.

La secrétaire d’Etat à l’écologie a mis en place mardi 10 août la première « réserve d’actifs naturels ». A l’occasion de sa visite sur le site, deux conventions ont été signées avec la CDC Biodiversité, filiale de la Caisse des dépôts, qui aura en charge la restauration des terrains dénaturés. Le tout financé par les responsables de l’atteinte à la biodiversité de la plus grande steppe sèche d’Europe. La réhabilitation de l’habitat d’espèces rares et menacées permettra de « compenser » les dommages irréversibles infligés à la plaine par la fuite de pétrole.

L’expérimentation de ce type de « réparation » des dommages écologiques a démarré en 2008 lorsque la CDC Biodiversité a acheté 357 ha d’anciens vergers industriels (site de Cossure) sur la commune de Saint-Martin-de-Crau. La secrétaire d’Etat a pu constater hier que le terrain a bel et bien été transformé en steppe pâturée par les moutons. Trois autres sites de ce type devraient être réhabilités d’ici 2013. « Notre devoir est de stopper l’érosion de la biodiversité, nous ne pouvons tolérer les atteintes qu’en ultime extrémité et en exigeant une compensation », a insisté Chantal Jouanno.

Cette visite aura aussi été l’occasion de dresser le bilan des dispositions prises pour améliorer la sécurité des canalisations. Depuis le plan d’action lancé le 13 janvier dernier, les conduits de transport de liquides seront désormais contrôlés tous les 6 ans, au lieu de 10 auparavant (voir JDLE du 14 janvier).

Chantal Jouanno a par ailleurs appelé le préfet et l’entreprise SPSE (société du pipeline sud-européen) à poursuivre la remise en état du site et l’évaluation des conséquences écologiques de la rupture de la canalisation, et de compenser « au maximum » les fonctionnalités écologiques du site. 

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus