Lancement de la «Semaine sans pesticides»

Le 19 mars 2012 par Geneviève De Lacour
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La semaine sans pesticides débute le 20 mars
La semaine sans pesticides débute le 20 mars

Initié par l’association Générations futures et le collectif Action citoyenne pour une alternative aux pesticides (Acap), la 7e édition de la «Semaine pour les alternatives aux pesticides» se tiendra du 20 au 30 mars dans toute la France, mais aussi dans 18 pays (en Europe, en Afrique, et en Géorgie, à l’ile Maurice ou au Tadjikistan). La France reste néanmoins le premier pays consommateur de pesticides en Europe.

Ce sera l’occasion de mettre en avant quelques initiatives intéressantes comme celle de l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse (RMC) qui aide financièrement les collectivités à supprimer les pesticides dans les espaces publics. L’agence relève que, sur le bassin versant de la Méditerranée, 182 captages d’eau potable sont contaminés par les pesticides et que 90% des points de suivi sur les eaux superficielles et 84% sur les eaux souterraines ont été contaminés au moins une fois par un pesticide au cours de l’année 2010.

L’agence RMC s’engage donc à financer, à hauteur de 50%, les investissements des collectivités dans des plans de désherbage, de formation, ou l’investissement dans du matériel alternatif aux pesticides.

Selon elle, 40% des herbicides sont appliqués en ville sur des surfaces imperméables. Résultat: les produits chimiques se retrouvent directement dans les cours d’eau ou sont lessivés vers les nappes phréatiques.

Mais pendant ces 10 jours de débat, de rencontres et de mobilisation associative, un autre sujet pourrait faire parler de lui.

En effet, le 22 février dernier, l’association Générations futures révélait l’existence d’une instruction issue de la Direction générale de la santé (DGS), discrètement entrée en vigueur le 9 décembre 2010. Un texte qui revoit à la hausse les concentrations autorisées de pesticides dans l’eau potable.

Ainsi, selon Générations futures, avec cette modification imposée par le ministère, l’eau de consommation va pouvoir contenir des substances actives en quantité 5 fois supérieures à celles admises jusqu’à présent.

Des changements réglementaires dont les conséquences suscitent quelques inquiétudes. Alors qu’en 2009, 34.300 personnes ont connu des restrictions d’usage du fait de la présence de pesticides dans l’eau, leur nombre n’était plus que de 8.939 personnes en 2010.

Pour Générations futures, il s’agit d’une «baisse artificielle due à une manipulation des valeurs».

 



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