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Lancement de l’AMI Hydrolienne

Le 30 septembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
Le tarif d'achat de l'électricité hydrolienne est fixé à 173€/MWh.
Le tarif d'achat de l'électricité hydrolienne est fixé à 173€/MWh.
Alstom

François Hollande a esquissé les conditions dans lesquelles seraient expérimentées les hydroliennes françaises sur deux sites. Les industriels trépignent et Robin des bois critique.

 

A l’occasion d’un déplacement à Cherbourg (Manche), François Hollande a annoncé, ce lundi 30 septembre, le lancement du très attendu appel à manifestation d’intérêt (AMI) Hydrolienne.

 

Si sa publication, dans le Journal officiel, est attendue pour demain mardi, François Hollande en a dévoilé les contours. L’AMI portera sur 3 à 4 fermes-pilotes de 5 à 10 machines chacune.

 

Raz Blanchard et passage du Fromveur

 

Ces éoliennes sous-marines seront testées dans le raz Blanchard (puissant courant de renverse passant au large de la pointe du Cotentin) et dans le passage de Fromveur (entre les îles bretonnes d’Ouessant et de Molène). L’état devrait investir plusieurs dizaines de millions d’euros, financés par les investissements d’avenir. Le tarif d’achat de l’électricité est fixé à 173 euros/MWh.

 

Les industriels se sont immédiatement engouffrés dans la brèche. Dans un communiqué commun, Alstom et GDF Suez ont confirmé leur alliance sous-marine. Les deux groupes français «définiront conjointement les paramètres techniques qui permettront d'exploiter au mieux les courants du raz Blanchard, site marin retenu pour la ferme-pilote situé au large du port de Cherbourg», indiquent-ils.

 

Dans la foulée, Alstom a signé, lundi, un accord avec Ports Normands Associés qui permettrait, si le duo tricolore était retenu, «de réaliser l'assemblage final de ces hydroliennes, le montage des fondations et les opérations de maintenance depuis le port de Cherbourg». Un port désormais très convoité.

 

Tous à Cherbourg

 

L’industriel historique local, DCNS, y a déjà réservé des terrains pour bâtir une usine d’assemblage de turbines. GDF Suez, Cofely Endel, Voigt Hydro ont signé, en février dernier, un accord avec les Constructions mécaniques de Normandie pour faciliter l’installation des hydroliennes du groupe franco-belge.

 

De son côté, Siemens rappelle qu’il a entamé des échanges avec plus d’une cinquantaine d’entreprises ainsi qu’avec des centres de recherche français. Lesquels, on l’imagine, ne pourraient que bénéficier du choix de la SeaGen, l’hydrolienne présentée par le consortium allemand.

 

Seule voix discordante, celle de Robin des bois. Dans un communiqué, l’ONG estime que «transformer le raz Blanchard en zone industrielle sous-marine au bout de la presqu’île nucléaire de la Hague expose l’environnement, les poissons, les crustacés, la faune et la flore benthique et les mammifères marins à des pollutions et nuisances supplémentaires».

 

Rappelant que le raz Blanchard est situé dans une zone Natura 2000, l’association réclame l’organisation d’une enquête publique en préalable à l’installation des fermes hydroliennes.

 

L’association aurait pu ajouter que le passage du Fromveur se site dans le périmètre du parc naturel marin d’Iroise, dont le conseil d’administration s’est prononcé, à trois reprises, en faveur de l’installation d’une ferme hydrolienne expérimentale.

 

Dans un rapport publié début février, RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, rappelait les difficultés techniques et le coût du raccordement à la terre de fermes hydroliennes.



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