Lancement d’une mission sur les agrocarburants aéronautiques

Le 19 juin 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'aviation civile à est à l'origine de 2 à 3% des émissions anthropiques de CO2.
L'aviation civile à est à l'origine de 2 à 3% des émissions anthropiques de CO2.

Le salon aéronautique du Bourget bat son plein écologique. Ce vendredi 19 juin, les ministres de l’écologie et de l’agriculture ont annoncé le lancement d’une mission sur le développement des agrocarburants «avancés» pour l’aviation civile.

La mission sera confiée au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et au Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et de l’espace rural (CGAAER). Les experts devront dresser un état des lieux de la production et de l’usage des biocarburants aéronautiques en France, «en croisant les contraintes techniques, les bénéfices environnementaux et les enjeux économiques», indique un communiqué gouvernemental.

Valorisation pour la COP 21

Le rapport devra notamment faire l’inventaire des biocarburants aéronautiques disponibles, dresser un état des lieux de la production et de l’usage des biocarburants aéronautiques. Les rédacteurs devront aussi décrire les conditions économiques actuelles du développement de la production et de l’usage de ces carburants alternatifs. L’étude analysera enfin l’opportunité de développer ces biocarburants en France à partir de 2020 et les mesures à mettre en œuvre pour y parvenir. Sans surprise, le rapport devra être remis au gouvernement avant le 15 novembre «et pourra être valorisé à l’occasion de la COP 21», précisent les deux ministres.

A ce jour, deux types d’agrocarburants peuvent être utilisés en mélange avec du kérosène classique par les compagnies aériennes: des huiles végétales «hydrotraitées» et des carburants produits à partir du vieux procédé Fischer-Tropsch. D’autres voies sont actuellement explorées, comme la conversion de déchets biologiques par des levures et la production de carburants à partir de micro-algues.

engagement tripartite

Une bonne partie de l’agenda de Ségolène Royal aura été placé sous les feux aériens. Lundi et mardi, la ministre de l’écologie rencontrait les industriels du secteur au cours de réceptions. Mercredi, lors du conseil des ministres, la ministre en charge des transports rappelait dans une communication combien l’aéronautique était un atout pour la France.

Jeudi, à l’occasion d’un événement «La COP vue du ciel», Ségolène Royal a reçu l’engagement d’Air France, d’Aéroports de Paris et du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas) qu’ils (ou leurs adhérents) atteindraient les objectifs fixés au secteur aérien mondial: réduire de moitié ses émissions de CO2 (en pleine croissance) à l’horizon 2050.



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