Lampes à LED et effets sur la santé : mise en garde de l’Anses

Le 26 octobre 2010 par Sabine Casalonga
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Certaines lampes à diodes électroluminescentes (LED), dont le marché est en pleine expansion, présentent des risques sanitaires, en particulier pour les enfants et certains professionnels, selon un rapport d’expertise inédit de l’Anses[1] publié lundi 25 octobre.

De par leur forte performance énergétique, les lampes à LED sont appelées à remplacer les ampoules à incandescence qui sont interdites [voir le JDLE], dans le cadre des politiques d’économie d’énergie. Leur marché est en pleine progression.

Les LED mises sur le marché sont caractérisées par la grande proportion de bleu dans la lumière blanche émise et par leur très forte intensité lumineuse. Or la lumière bleue génère un stress toxique pour la rétine, lors d‘expositions répétées sur de longues durées. Les enfants, les personnes photophobes, comme les patients atteints de certaines maladies oculaires, ainsi que les professionnels très exposés (installateurs éclairagistes, métiers du spectacle), sont particulièrement sensibles à ce risque.

Les LED peuvent par ailleurs présenter un risque d’éblouissement en raison de leur « intensité de lumière » jusqu’à 1.000 fois plus élevée que les éclairages classiques. Certaines lampes à LED testées par l’Anses, à l’aune de la norme européenne de sécurité photobiologique[2], relèvent de groupes de risques supérieurs (groupe de risque 2 : modéré) à ceux des éclairages traditionnels (groupe de risque 0 ou 1 : faible).

L’Anses recommande donc d’interdire la vente au grand public des lampes LED à risque plus élevé que ceux des lampes traditionnelles et de limiter leur usage au cadre professionnel dans des conditions permettant de garantir la sécurité des travailleurs.

Par ailleurs, l’Agence souligne la nécessité de diminuer les intensités lumineuses perçues et recommande d’éviter l’utilisation de sources de lumière riches en couleur bleue dans les lieux fréquentés par les enfants.

Enfin, elle formule des recommandations relatives à l’information du consommateur, à l’évolution et la mise en œuvre des normes en vigueur et à l’acquisition de nouvelles connaissances sur les effets sanitaires des éclairages artificiels. Le Comité scientifique européen sur les risques sanitaires émergents et nouvellement identifiés (Scenihr) devrait rendre à ce sujet un prochain avis [voir le JDLE].

En octobre 2009, l’Association française de l’éclairage (AFE) avait par ailleurs remis en cause l’efficacité énergétique et économique des LED pour l’éclairage public fonctionnel [voir le JDLE].

Dans le JDLE « Eclairage public: Los Angeles se met aux LED »

 



[1] L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

[2] La norme NF EN 62471 propose des limites d’exposition au rayonnement des lampes, en fonction des dangers photobiologiques pour l’œil (dangers thermiques et photochimiques). Elle définit 4 groupes de risques : 0 (exempt de risque), 1 (risque faible), 2 (risque modéré) et 3 (risque élevé)



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