Lafarge reconstruit son usine en Indonésie

Le 20 janvier 2005 par Christine Sévillano
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Une cimenterie de Lafarge qui se trouvait en Indonésie a été très endommagée par le raz-de-marée. La première action du groupe a été destinée à ses salariés. Sur les 625 personnes qu'elle employait, trois sont décédées et identifiées et 362 autres sont portées disparues. Le JDLE évoque ici davantage les aspects de reconstruction de cette usine qui alimentait tout le pays.

Tout a été dit sur la cimenterie de Lafarge détruite par le tsunami le 26 décembre à Banda Aceh sur l'île de Sumatra (Indonésie), le pire comme le meilleur. Le groupe de matériaux de construction dispose d'unités de production dans presque toute la région asiatique touchée exceptée en Birmanie. L'usine de Sumatra a été la plus touchée humainement et matériellement. Sur les 625 personnes qu'elle employait, trois sont décédées et identifiées et 362 autres sont portées disparues.



Le site est très endommagé bien qu'il ait été construit selon les mêmes règles strictes de sécurité que les autres usines, qu'importe leur localisation selon Lafarge. A Sumatra, les bâtiments de l'usine auraient été conçus pour résister à une magnitude de 7 sur l'échelle de Richter, comme, d'après le groupe, la trentaine d'habitations construites pour les salariés. Une équipe du centre de Kuala Lumpur doit prochainement établir un diagnostic technique et évaluer l'étendue des efforts de reconstruction. «Nous avons voulu parer aux problèmes médicaux de nos salariés, au relogement et au ramassage des corps, avant d'envoyer ces techniciens. Mais les préoccupations de nos employés outre le logement est de pouvoir retravailler», poursuit Stéphanie Tessier, directrice de la communication du groupe Lafarge.



Selon certaines sources, des substances chimiques auraient été déversées dans l'environnement. «Ce n'est pas vrai. Nous ne fabriquons pas du ciment avec du nitrate d'ammonium comme certains journalistes ont pu le dire. Il y a un mélange de rumeurs incompréhensible», explique Stéphanie Tessier, qui insiste sur le fait que le groupe n'a jamais connu une telle situation. La seule pollution envisagée est qu'une cuve de fioul ait été touchée provoquant un déversement. Le risque principal pour le site sont constitués par les explosifs stockés près de la carrière de calcaire et utilisés afin de l'exploiter. Mis en sécurité, ils sont placés sous la surveillance de l'armée, l'objectif étant qu'ils ne fassent pas l'objet de malveillance.



L'usine va être reconstruite par étapes afin que l activité reprenne rapidement. La volonté de Lafarge est de revenir aux niveaux de production précédant qui s'élevaient à 1,3 million de tonnes par an avec un chiffre d'affaires de 48 millions en 2003.




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