Lafarge et WWF renouvellent leur partenariat

Le 22 juin 2005 par Delphine Moninot
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Lafarge, leader mondial des matériaux de construction renouvelle pour trois ans son partenariat avec l'organisation de protection de la nature WWF. Le bilan du partenariat 2000-2005 est très positif.

L'industrie cimentière est responsable de 5% des émissions mondiales de CO2, consomme des ressources minérales et énergétiques non renouvelables et ses carrières affectent le paysage. A partir de ce constat, le groupe Lafarge s'est engagé depuis 2000 dans le programme «Conservation Partners» de WWF pour mieux s'intégrer dans l'environnement et respecter les ressources naturelles. Le second partenariat, qui court jusqu'à la fin 2007, approfondira les objectifs et les initiatives prises depuis cinq ans, notamment en matière de construction durable et de protection de la biodiversité.

Réduction des gaz à effet de serre et réhabilitation de carrières sont les résultats les plus notables du premier partenariat. En 2001, Lafarge s'est engagé à réduire de 20% ses émissions de CO2 par tonne de ciment produit d'ici à 2010. En 2004, le groupe rejetait 11,2% de CO2 de moins qu'en 1990. L'autre objectif pour 2010 est de réduire de 10% par rapport à 1990 les émissions absolues de CO2 dans les pays développés. «Cela va bien au-delà de l'objectif de 5,2% fixé par le Protocole de Kyoto», observe Bernard Kasriel, le directeur général du groupe Lafarge. «Cette anticipation nous a permis d'éviter d'avoir à acheter des quotas de CO2», précise Bernard Kasriel. En 2004, la diminution était déjà de 9,5%. Mais ces bons résultats sont surtout dus à une baisse de la production de ciment. Pour parvenir à ces réductions, le groupe s'est servi de trois leviers. D'abord, la substitution de matières premières: une partie du clinker dans le ciment est remplacé par des cendres volantes et laitiers provenant d'usines à charbon et de la sidérurgie. Ensuite, un effort de modernisation des usines pour augmenter l'efficacité énergétique. Enfin, autant que possible, le remplacement des combustibles fossiles par de la biomasse (cosses de riz et de café, déchets d'huile de palme, farines animales) ou de l'électricité d'origine renouvelable. «Fin 2005, un parc éolien fournira 40% de l'énergie d'une cimenterie à Tétouan au Maroc», a expliqué Gaëlle Montailler, la directrice des affaires publiques et environnement de Lafarge.

L'autre cheval de bataille a été la réhabilitation des carrières. Entre 2000 et 2002, WWF a été membre du groupe de travail interne à Lafarge qui a développé la méthodologie utilisée depuis par le groupe pour réhabiliter ses carrières. Conséquence: la biodiversité a été incluse dans le document de politique environnementale de Lafarge lors de sa réécriture en 2003. «Réhabiliter une carrière coûte certes plus cher que de l'abandonner, mais à long terme, c'est une garantie à mettre en avant pour obtenir des permis d'opérer. Le développement durable fait partie intégrante de notre stratégie, c'est une composante de notre compétitivité», a expliqué Bernard Kasriel. D'ici mi-2006, un système unique au monde de mesure de la biodiversité sera mis en place dans 200 des 800 carrières du groupe, qui servira de base à leur restauration écologique.

Lafarge s'est aussi engagé à promouvoir la construction durable, en mettant l'accent sur le rendement énergétique des matériaux, dont la vitrine serait le village olympique de Paris si les Jeux s'y tenaient en 2012.


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