La zone morte du Golfe du Mexique, malade de l'agriculture intensive

Le 23 mars 2018 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
La zone morte du Golfe du Mexique pourrait se rétablir, à condition de stopper les rejets agricoles azotés
La zone morte du Golfe du Mexique pourrait se rétablir, à condition de stopper les rejets agricoles azotés

Il faudrait au moins 30 ans pour réhabiliter la gigantesque zone morte du golfe du Mexique, même si tout rejet d’azote agricole était immédiatement stoppé, affirme une étude publiée le 22 mars dans la revue Science.

 

Cela fait des décennies qu’azote et phosphore s’écoulent des champs du bassin du Mississipi vers le golfe du Mexique. Un phénomène qui a généré une zone ‘morte’ ou hypoxique, avec des niveaux d’oxygène très bas, qui s’étend actuellement sur près de 23.000 kilomètres carrés. Soit une superficie équivalente à l’Etat du New-Jersey.

Objectif raté

Jusqu’à présent, les plans d’action se sont soldés par des échecs. Dont celui du groupe de travail mis en place en 2001 pour réduire les apports d’azote: la superficie de la zone morte reste trois fois supérieure à leur objectif de 5.000 km2 en 2015, malgré la restauration de zones humides, la couverture des sols et des zones de réduction des intrants. Ces mesures se sont avérées insuffisantes, alors que l’azote ruisselle lentement à travers les sols et les eaux souterraines. L’objectif a donc été reporté à 2035.

Mode d’emploi connu

Kimberly Van Meter de l’université de Waterloo (Canada) et ses collègues ont étudié différents scénarios de réduction des apports agricoles d’engrais azotés (25%, 75%, et 100%), ainsi qu’un scénario business as usual. Résultat: la réduction de l’étendue de la zone morte à 5.000 km2 ne sera pas atteinte avant 2050, à la condition de réduire à zéro toute utilisation d’azote dans l’agriculture. «Si nous faisons les bons changements, cela aura un impact. Il faut juste considérer que cela prendra des décennies», a déclaré Nandita Basu, professeure à l’université de Waterloo et co-auteure de l’étude. La pollution azotée peut en effet être réduite par une application différente des engrais, la plantation de graminées, d’arbres et d’arbustes, et une baisse des surfaces cultivées.



Sites du groupe
Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus