La voiture Verte anglaise, prochaine victime du plan de rigueur ?

Le 02 juillet 2010 par Thérèse Rosset
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Les constructeurs automobiles britanniques grognent. En cause ? Les annonces de restriction budgétaire faites par Vincent Cable. Le secrétaire d’Etat au commerce a refusé de confirmer le financement par l’Etat des futures voitures électriques produites en Grande-Bretagne. Le précédent gouvernement avait en effet promis de subventionner les voitures Vertes à hauteur de 5.000 livres (6.075 euros) par véhicule. Paradoxalement, des conseillers gouvernementaux sur le changement climatique ont assuré que les autos électriques seraient « l’une des 4 clés de réduction des émissions de carbone en Grande-Bretagne »

« Nous examinons la question, ce n’est pas une décision simple à prendre », a déclaré Vince Cable. Le secrétaire d’Etat s’est dit réaliste et n’envisage pas de subventions à grande échelle des entreprises. En attendant, Citroën, Mitsubishi, Nissan, Peugeot et Renault ont signé une lettre conjointe dans laquelle ils avertissent le gouvernement que, sans ces aides, le Royaume-Uni sera un marché beaucoup moins attractif pour les fabricants automobiles. L’heure est au chantage avec des menaces de délocalisation.

Les industriels ont pointé du doigt « l’importance cruciale » du secteur dans la croissance de nouveaux emplois Verts. Une affirmation non démentie par le secrétaire au climat et à l’énergie Chris Huhne, qui soutient que ces créations de postes sont centrales dans le plan de réduction du chômage. Le porte-parole de Nissan garde néanmoins « confiance en la nouvelle coalition pour qu’elle vienne en aide à l’industrie qui est un secteur vital au Royaume-Uni ».



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