La voiture, adulée par les candidats

Le 27 mars 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Le retour de la TIPP flottante ?
Le retour de la TIPP flottante ?

Pour un peu on se croirait revenu à la présidence de Georges Pompidou, un président qui voulait adapter les villes à la voiture. Car, en témoigne un questionnaire adressé par l'Automobile Club Association aux candidats à l'élection présidentielle, les politiques restent attachés à la voiture individuelle.

Cinq candidats seulement ont répondu au questionnaire, rendu public mardi 27 mars: Nicolas Sarkozy, François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly et Nicolas Dupont-Aignan.

Marine Le Pen, François Bayrou, Philippe Poutou et Jacques Cheminade n'ont pas donné suite et Nathalie Arthaud n'a pas souhaité répondre.

Pour Nicolas Sarkozy, «malgré les progrès nécessaires des transports en commun (...), disposer d'un véhicule est une condition nécessaire à l'emploi et à une vie normale pour la plupart des Français».

Eva Joly considère que «la voiture gardera une place importante pour répondre aux besoins de mobilité des citoyens». Pour autant, relève-t-elle, «c'est aussi et surtout vers le développement des modes alternatifs à l'utilisation de la voiture particulière en solo que doivent porter l'essentiel des efforts de l'Etat et des collectivités territoriales».

Quant à François Hollande, il constate qu'«en périphérie des villes et en zone rurale, les mobilités sont plus dépendantes de la voiture qui reste encore souvent une condition sine qua non de l'obtention d'un emploi».

Tous les candidats sont également favorables à une répercussion immédiate des prix du carburant à la pompe en cas de baisse des cours du pétrole, mais ils ont des avis partagés quant à la mise en place d'un dispositif de stabilisation des prix en cas de hausse du carburant.

«Faire croire aux Français que l'on peut bloquer les prix des carburants alors qu'il s'agit d'un produit importé, c'est leur mentir», affirme Nicolas Sarkozy. Il rejette la mise en place d'une TIPP[1] flottante.

François Hollande pour sa part «entend mettre en œuvre, à titre exceptionnel et temporaire, une mesure de blocage des prix des carburants. Dans un deuxième temps, je souhaite que l'Etat ne ponctionne pas davantage les consommateurs» et propose pour cela la mise en place d'une TIPP flottante. Ce qui revient à subventionner la consommation de carburant et à réduire les ressources de l’Etat.

En matière environnementale, les candidats sont favorables à une approche globale en termes de qualité de l'air, plutôt qu'à des mesures systématiquement restrictives et répressives.

Ainsi, Nicolas Sarkozy ne «cautionne pas» «les projets de la Mairie de Paris de fermer la circulation automobile sur certains axes ou la réduire fortement».

François Hollande souhaite une politique «qui concilie besoins de la population et maîtrise des pollutions». Il prône aussi le développement d'autres moyens de se déplacer.

Quant à Jean-Luc Mélenchon, il «refuse de voir mises en place des politiques qui pénaliseraient financièrement les citoyens qui ont été contraints du fait de la spéculation foncière de se loger toujours plus loin».

L'Automobile Club Association revendique plus de 650.000 membres actifs cotisants en France. Elle est reconnue par la Fédération internationale de l'automobile



[1] TIPP: taxe intérieure sur les produits pétroliers

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus