La viande, plus dangereuse transformée

Le 13 mars 2013 par Romain Loury
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La viande transformée accroît la mortalité
La viande transformée accroît la mortalité

La viande transformée, mais non la viande rouge ou celle de poulet, semble liée à un risque accru de mortalité, en particulier cancéreuse ou cardiovasculaire, selon une grande étude européenne publiée dans la revue BMC Medicine.

Une mauvaise nouvelle de plus pour la viande transformée, en pleine tourmente: outre ses «erreurs» d’étiquetage, la voici accusée de favoriser la mortalité. Chez les plus gros consommateurs, le risque de décès serait accru jusqu’à 18%, selon les travaux de Sabine Rohrmann, de l’Institut de médecine sociale et préventive de Zurich (Suisse), et ses collègues.

Menée sur près de 450.000 participants de la cohorte européenne Epic (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition) suivis pendant près de 13 ans, l’étude montre que le risque associé à la viande transformée demeure statistiquement significatif une fois tous les autres facteurs de risque (âge, tabagisme, poids, etc.) pris en compte.

Chaque fois que la consommation quotidienne de viande transformée croît de 50 grammes par jour, le risque de mortalité cardiovasculaire augmente de 30%, celui de mortalité cancéreuse de 11%. «Nous estimons que 3,3% des décès [survenus dans la cohorte Epic] auraient pu être évités si tous les participants avaient abaissé leur consommation de viande transformée à 20 gr par jour», indiquent les chercheurs.

«La viande transformée, comme les saucisses, le salami et le bacon, présente un taux plus élevé en acides gras saturés et en cholestérol que la viande rouge; cette dernière est souvent consommée après que les tissus gras ont été enlevés, tandis que la proportion de graisses dans les saucisses atteint souvent 50%, parfois plus», expliquent-ils.

La viande rouge, dont le risque disparaît une fois tous les facteurs de risque pris en compte, sauve sa peau pour cette fois-ci. Ce n’est pas toujours le cas: lors d’une récente étude, une équipe britannique a montré que les végétariens, qui s’abstiennent donc de tout type de viande, sont moins à risque cardiovasculaire que la population générale, peut-être en raison d’un taux plus élevé de bon cholestérol (voir le JDLE).

 



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