La viande émet bien trop de gaz à effet de serre

Le 27 septembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Méthaniser les lisiers et fumiers réduit les émissions de GES de l'élevage.
Méthaniser les lisiers et fumiers réduit les émissions de GES de l'élevage.
Valersys

La FAO remet le couvert.

Sept ans après la publication d’un premier rapport sur l’impact climatique de l’industrie de la viande, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) affine ses calculs.

Dans une étude, mise en ligne à quelques heures de la publication du premier tome du 5e rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec), l’institution romaine souligne que, toutes filières confondues, l’industrie de la viande émet plus de 7 milliards de tonnes équivalent CO2 par an: autant que la Chine!

Ces chiffres sont en très forte progression. En 2006, la FOA évaluait à 4,6 Mdt GES le bilan climatique de la bidoche, soit, à l’époque, l’équivalent de 10% des rejets anthropiques.

Avec 45% du total, production et transformation de fourrage restent les deux premiers postes émetteurs. Ils devancent les émissions de méthane des bovins (39%) imputables à leur digestion entérique et la décomposition du fumier (10%). Le solde est imputable à la transformation et au transport des produits animaux.

Malgré la hausse annoncée de la demande de viande, le pire n’est pas certain. Car nombreuses sont les techniques disponibles permettant à cette industrie de réduire ses impacts climatiques. Mieux nourrir les vaches permet non seulement de réduire les frais vétérinaires (elles sont en meilleure forme), mais aussi de diminuer le volume de leurs rots méthaniques.

En France, l’association d’éleveurs Bleu Blanc Cœur est ainsi parvenue à diminuer de 20% les émissions de méthane des bovins. Ce qui lui permet, accessoirement, de se lancer dans la finance carbone. La méthanisation des fumiers permet aux agriculteurs de réduire leurs émissions de méthane et de produire de l’énergie à bas coût.

Au total, estime la FAO, la généralisation de ces techniques simples et éprouvées pourrait réduire d’un tiers le bilan carbone de la filière viande mondiale.



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