La viande, bouclier contre l’arsenic?

Le 04 juillet 2012 par Romain Loury
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Les protéines animales protègent contre l'arsenic
Les protéines animales protègent contre l'arsenic

Les protéines animales et la vitamine B12 permettraient de mieux éliminer l’arsenic, tandis que les oméga-3 seraient au contraire liés à sa plus grande absorption, selon une étude publiée dans la revue Nutrition Journal.

Connu pour ses effets toxiques (cancer, effets neurologiques, maladies cardiovasculaires, etc.), l’arsenic provient, outre l’eau du robinet, de plusieurs aliments comme le riz, le poisson et les fruits de mer. Il présente une grande affinité pour la kératine, d’où son dépôt dans les cheveux et les ongles.

Plusieurs nutriments auraient un effet de détoxification, selon l’étude publiée par Joann Gruber, de la Dartmouth Medical School de Hanover (New Hampshire), et ses collègues. Menés sur 920 adultes -ou plutôt sur leurs ongles de pied-, ces travaux suggèrent les bénéfices des protéines animales, liés à une baisse de 6,3% du taux d’arsenic chez les personnes en consommant le plus.

Autre composant de la viande (notamment des rognons et du foie), la vitamine B12, cruciale pour la production de globules rouges, est associée à une légère baisse (-2,3%).

Plus surprenant, la plupart des lipides étudiés, dont les acides gras saturés -considérés comme mauvais d’un point de vue cardiovasculaire-, semblent bénéfiques. A l’inverse des oméga-3, jugés très bons pour la santé, mais liés à un taux d’arsenic plus élevé… résultat probablement dû au fait qu’oméga-3 et arsenic coexistent dans le poisson.

Selon la dernière étude d’exposition alimentaire aux substances chimiques (EAT2), publiée en juin 2011 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses), 30% de l’arsenic total de l’adulte proviendrait du poisson, 17% des mollusques et crustacés, 8% de l’eau.

L’eau est en revanche la première source d’arsenic inorganique (25%), forme la plus toxique d’arsenic, mais dont l’exposition a baissé de 25% depuis la première étude EAT (2004).



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