La troisième conférence de l’après-Bali a démarré au Ghana

Le 22 août 2008 par Victor Roux-Goeken
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Après Bangkok (Thaïlande) et Bonn (Allemagne), 1.000 délégués représentant plus de 150 pays se sont réunis depuis le 21 août et jusqu’au 27 août à Accra (Ghana). Cette conférence est la troisième de l’Organisation des Nationes unies sur le changement climatique depuis la conférence ministérielle de Bali (Indonésie) en décembre 2007. C’est aussi la dernière avant la conférence, ministérielle elle aussi, de Poznan (Pologne) en décembre 2008. Celle-ci est la dernière étape avant l’adoption probable d’un accord international en décembre 2009, à Copenhague (Danemark), destiné à succéder au protocole de Kyoto qui expire en 2012.

Le lieu de réunion de la conférence est symbolique. L’Afrique, continent le plus susceptible de souffrir des conséquences des changements climatiques, dispose de peu de moyens pour affronter cette menace, et risque de pâtir du manque de solidarité internationale.

La déforestation, qui compte pour 20 à 30% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, sera au menu des débats. A Bali, l’idée d’un fonds international destiné à freiner la déforestation avait été formulée. Elle reste à concrétiser.

Surtout, la conférence a pour objet la réduction des divergences de points de vue entre pays en développement, pays émergents et pays industrialisés sur les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). A Bali, un objectif compris entre 25 et 40% en 2020 avait été défini, mais non adopté formellement. Il s’agit donc de fixer un objectif de réduction des émissions à cette échéance.

En juillet dernier, les membres du G8 réunis à Tokaido (Japon) avaient déclaré leur intention de fixer un objectif de 50% de réduction des émissions en 2050, sans pouvoir l’atteindre seuls. Pour l’instant, seule l’Union européenne s’est fixée un objectif à moyen terme: -20% d’émissions en 2020 par rapport aux niveaux de 1990, et -30% si d’autres Etats s’engagent à réduire leurs émissions. Le Japon vise une baisse de 60 à 80% de ses émissions en 2050 par rapport à 2006. Quant aux Etats-Unis, George W. Bush vise l’année 2025 pour plafonner les émissions de son pays.

«Il ne fait aucun doute que nous devons avancer rapidement», a rappelé Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC). Mais à Accra, le ralentissement économique mondial, l’échec des négociations à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et l’incertitude quant à la prochaine élection présidentielle américaine pourraient avoir raison de cette urgence.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus