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La transition énergétique selon Pascal Lamy

Le 25 novembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pascal Lamy promeut aussi le concept de communauté euroéenne de l'énergie.
Pascal Lamy promeut aussi le concept de communauté euroéenne de l'énergie.
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Jouissant d’une relative pré-retraite, Pascal Lamy fut, ces 8 dernières années, le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). A ce titre, l’ex-commissaire européen au commerce est un bon observateur de la mondialisation. C’est en cette qualité qu’il a introduit, aujourd’hui 25 novembre, une session de l’université Total, consacrée à la transition énergétique.

La transition énergétique, a-t-il rappelé, est «un mot valise, dans lequel chacun met ce qu’il veut». «A Bruxelles, il s’agit de décarboner l’économie. A Washington, c’est de technologies nouvelles pour exploiter les hydrocarbures, conventionnels ou non, dont on parle. A Pékin, la transition est synonyme de lutte contre la pollution de l’air.»

Concept valise, elle n’en n’est pas moins irrépressible. «Nous devons nous préparer à l’arrivée de 3 milliards de personnes dans la classe moyenne, au cours de ces prochaines décennies. Une partie du 1,5 milliard de personnes qui n’ont pas d’accès à l’électricité finira par l’avoir.» Le tout en réduisant notre empreinte carbone.

Reste à trouver la bonne formule. «Etant entendu que le pétrole est peu substituable; et que son marché est peu régulé.» Contrairement à ceux du gaz, du charbon et de l’électricité.

Autre difficulté: l’énergie est un sujet hautement politique. Pour les uns, elle est un élément de confort non négociable; pour d’autres, un élément de survie. Ce qui explique aussi qu’elle soit «sous-gouvernée» au plan mondial, notamment concernant les échanges et le régime des subventions.

Quel type de régulation? Pas celle que suggère l’ONU, en tout cas. «Pour le climat, on a hérité du protocole de Kyoto qui est un système légal qui n’intègre ni les Etats-Unis, ni les pays émergents et en développement. Ce volet a beau être le Nirvana des écologistes, il est mort.»

Reprenant les conclusions d’un rapport qu’il a récemment co-signé pour une école de commerce britannique, Pascal Lamy préconise la formation d’une coalition entre 20 pays (ceux du G20), 30 multinationales (si possible recrutées au sein du conseil mondial des entreprises pour le développement durable, WBCSD) et 40 métropoles (celles du réseau C 40, dont Paris est la seule représentante française), seule à même de proposer des solutions concrètes et de créer un effet d’entraînement.



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