La transition énergétique embauche pour longtemps

Le 29 mai 2015 par Aude Massiot
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Les énergies renouvelables, importantes sources d'emplois
Les énergies renouvelables, importantes sources d'emplois
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Publiée le 26 mai, une étude de l’institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) d’Ile-de-France démontre le lien étroit entre transition énergétique et renouveau de l’emploi.

La transition énergétique sera une source d’emplois. Ce n’est plus à prouver. Mais ce que montre l’étude de l’IAU Ile-de-France, publiée de 26 mai, est la manière dont le marché de l’emploi sera transformé sous l’influence de cette transition énergétique.

Les emplois dans l’environnement sont séparés en deux catégories : les éco-activités qui sont les « emplois verts » traditionnels, et les activités périphériques. Les premiers ont connu une croissance de 4,4% entre 2004 et 2011 et comptaient 447.500 emplois en 2012 ; les seconds, représentaient 566.000 emplois en 2012 avec une croissance de 2,7% en 2012. L’emploi vert a bien vécu la crise, notamment grâce au développement des énergies renouvelables : depuis 2007, l’emploi vert a connu une croissance quatre fois plus importante que l’emploi total.

De l’importance des politiques environnementales

Lors du débat national sur la transition énergétique en 2012, plusieurs scénarios avaient été proposés pour estimer les impacts des politiques environnementales sur l’emploi. L’étude de l’IAU analyse les différences de résultats entre ces scénarios, qui vont de 38 000 à 1 million d’emplois créés pour 2020. «  », affirme l’étude. D’où l’importance de bien penser cette transition énergétique.

Seules deux études, celle de l’association Negawatt et celle de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), font des prévisions jusqu’en 2050. Elles arrivent à des résultats bien différents : Negawatt prévoit la création de 630.000 emplois en 2030 et 1 million en 2050, alors que l’Ademe vise sur 330.000 en 2030 et 825.000 en 2050. Les différences sont à mettre sur le compte des différents mix énergétiques pris en compte dans les études (le calcul de l’Ademe ne prévoit aucun changement dans ce mix d’ici 2050).  

Des changements de compétences à prévoir

L’étude de l’IAU soulève aussi que si des emplois sont créés quelque part, d’autres disparaissent. Mais pour l’Ademe,  ces créations d’emplois directes et indirectes (énergies renouvelables, transport collectif, BTP) compenseront largement les pertes dans les secteurs en décroissance (nucléaire, thermique à flamme, production et distribution de combustibles fossiles, industrie automobile).

 

SOMMAIRE DU DOSSIER 

Les 2°C, c'est rentable

Electricité: la vague verte ne sera pas suffisante

Renouvelables: le monde fait mieux que l’Europe

Renouvelable: la Commission tance la France

COP21: ça ne suffit pas

La stratégie bas carbone française

Transition énergétique: pourquoi est-il difficile de la financer

Les agrocarburants, pas rentables avant longtemps

Climat: les chefs se mettent aux fourneaux bas carbone

Les députés adoptent la loi sur la transition énergétique

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