La tour aéroréfrigérante écologique malgré tout

Le 27 octobre 2004 par Christine Sévillano
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12.000 tours aéro-réfrigérantes sont présentes sur 6.000 sites, selon le ministère de l'Écologie et du développement durable. Le recensement qui s'achève permettra une meilleure gestion des risques de légionellose. La réglementation en cours d'élaboration devient plus contraignante pour les gestionnaires de bâtiment et les industriels qui s'interrogent désormais sur des solutions alternatives.

Le recensement des tours aéro-réfrigerantes (TAR) humides s'achève.

Une circulaire du 24 février 2004 demandait aux préfets d'y procéder afin de pouvoir prévenir et intervenir plus rapidement pour limiter les risques de prolifération des légionelles.

Ces bactéries présentes dans les installations de refroidissement d'eau génèrent des risques lorsqu'elles colonisent des micro-gouttes d'eau inhalables par l'homme.

Toutes les TAR sont concernées. Si quelques réponses restent à dépouiller, un premier bilan a été dressé dans une circulaire interministerielle du 6 août 2004 sur les chiffres communiqués par 51 préfets. Les premiers résultats font apparaître une hausse de 44% du nombre de tours et une augmentation de 33% du nombre d'établissements équipés par rapport à 2003.

Le ministère de l'écologie et du développement durable (MEDD) évalue aujourd'hui le nombre de tours humides à 12.000 sur 6.000 sites.

Pour lutter contre la prolifération des légionelles dans les circuits d'eau des tours humides, les TAR seront soumises à une réglementation stricte aprés la signature de deux arrêtés ministériels dans les mois à venir. Ils visent à homogénéiser les prescriptions émises par divers arrêtés préfectoraux concernant les installations soumises à déclaration et les installations soumises à autorisation. Un exploitant doit ainsi signaler aux services préfectoraux un dépassement du seuil de concentration en légionelles de 1.000 unités formant colonie par litre (UFC/l).

A la suite de cette alerte, il doit procéder au nettoyage et à une désinfection des circuits d'eau. S'il atteint 10.000 UFC/l, l'exploitant a l'obligation d'arrêter, de vidanger, de nettoyer et de désinfecter l'installation, avant d'établir une analyse technique des risques de prolifération des légionelles. Des experts extérieurs seront chargés de surveiller et contrôler la maintenance des installations. "Si l'exploitant contrevient à ces règles, il risque des sanctions administratives et pénales, prévues par la loi de 1976 sur les installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE).

Mais nous mettons davantage l'accent sur l'aspect prévention", affirme Marc Rico, adjoint au chef du bureau sur la pollution atmosphérique du MEDD. Malgré les contraintes réglementaires et les dangers sanitaires, les tours humides demeurent la solution la plus respectueuse de l'environnement face aux solutions alternatives. "Les tours aéro-réfrigérantes sèches, par exemple, consomment plus d'énergie, ce qui ne va pas dans le sens du protocole de Kyoto", explique Nicolas Vincent, de l'Union climatique de France (UCF).

De plus, ces installations, dans lesquelles la circulation d'air refroidit l'eau, nécessitent davantage d'espace. Les constructeurs proposent proposent néanmoins des TAR humides plus adaptées aux problèmes des légionelles. "Nos tours sont pourvues de procédés pour confiner les risques, comme des systèmes hybrides qui peuvent fonctionner à sec à certains moments", affirme Stéphane Vermylen, directeur général de Balticare, fabricant de systèmes de refroidissement.


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