La «taxe pique-nique» sous les critiques

Le 17 septembre 2008 par Victor Roux-Goeken
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La création probable d’une éco-taxe de 90 euros par tonne de vaisselle non recyclable, annoncée lundi 15 septembre par Jean-Louis Borloo, fait parler d’elle. La «taxe pique-nique» suscite en effet moult critiques.

Le PS y a vu une «mauvaise nouvelle pour le pouvoir d’achat, selon son porte-parole Stéphane Le Foll. Après le paquet fiscal, le gouvernement empile les taxes sans cohérence d'une politique de développement durable».

Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, en a profité pour mettre en garde contre une extension de la fiscalité écologique. «Il faut faire attention à ne pas multiplier des taxes qui ne seraient pas toujours bien comprises», a-t-il prévenu.

De leur côté, les fabricants d’emballage en carton et plastique ont dénoncé «l’inutilité» de cette taxe. L’organisme Procelpac, représentant de l’industrie des papiers et cartons d’emballage et la Chambre syndicale des emballages en matière plastique (CSEMP) estiment que la taxe «porte sur une liste de produits très contestable».

Cette liste, qui aurait aussi pu comprendre briquets, rasoirs, mouchoirs, lingettes, voire films plastique et aluminium, avait été plusieurs fois discutée lors d’une réunion du comité opérationnel du Grenelle sur les déchets (1).

Les deux organisations professionnelles proposent la création d’un éco-organisme destiné à la filière de la vaisselle jetable, dont les contributeurs seraient exonérés de la taxe.

(1) Voir l’article du JDLE «Vers une taxe sur les produits fortement générateurs de déchets»


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