La tarification progressive fait son chemin

Le 04 janvier 2013 par Stéphanie Senet
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La tarification progressive progresse en France
La tarification progressive progresse en France

Plutôt que d’attendre une hypothétique loi sur la tarification progressive de l’eau, annoncée lors de la conférence environnementale, mais absente de la proposition de projet de loi (PPL) Brottes focalisée sur l’énergie, certaines villes ont décidé de passer à l’action. C’est le cas de Muret, une petite ville de 24.000 habitants située dans la Haute-Garonne, qui propose une tarification privilégiant les économies d’eau depuis le 1er janvier 2013.

C’est à Libourne (Gironde) que la formule a été inaugurée en France en octobre 2010. Deux ans plus tard, Dunkerque lançait la sienne, en proposant un tarif modulé selon trois critères: la consommation, les ressources et la composition du foyer (voir JDLE).

Contrairement à la sous-préfecture du Nord qui propose cette tarification dans le cadre d’une délégation de service public avec la Lyonnaise des eaux, Muret la pratique au sein d’une régie publique.

Les Muretains en verront les premiers effets sur leur facture de juin 2013. Les foyers les plus volontaires pourront ainsi baisser la note jusqu’à 28% selon la municipalité. En comparaison, les très gros consommateurs seront moins pénalisés. Ceux qui engloutissent plus de 400 mètres cube par an, soit 1.096 litres par jour, verront leur facture seulement grimper de 6%. Les 25 premiers mètres cube seront par ailleurs gratuits.

Pour André Mandement, le maire PS de Muret, il s’agit d’une volonté de gérer l’eau autrement, comme l’a été la création du service municipal de l’eau Eau de Muret en remplacement du contrat avec Veolia Eau. «L’eau est un bien primaire indispensable à la vie qui doit être administré par une puissance publique. Elle doit être gérée de manière solidaire, sociale et avec un objectif éducatif. Notre volonté est de maîtriser la qualité, de sécuriser le service et de redonner du pouvoir d’achat aux Muretains», explique l’élu.

Par ailleurs, la municipalité assure que l’économie d’échelle réalisée par la reprise du service de l’eau et de l’assainissement en régie permettra de construire une nouvelle station de traitement de l’eau potable (chiffrée à 9,6 millions d’euros) et de réhabiliter l’actuelle usine de production (5 M€).



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