La surpêche des oiseaux marins

Le 27 septembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les flottes de pêche industrielle ne font pas que surexploiter les stocks de poisson. Elles contribuent aussi à réduire les populations de grands oiseaux de mer.
 
C’est l’un des principaux enseignements de la conférence mondiale sur la biodiversité marine, qui se tient à Aberdeen (Ecosse) jusqu’à la fin de la semaine.
 
Dans une étude qu’ils publient à cette occasion, 7 chercheurs évaluent les dégâts causés sur les albatros, pétrels et autres puffins. En étudiant les statistiques disponibles, les ornithologues estiment que les palangres et autres filets dérivants tuent, chaque année dans le monde, entre 160.000 et 300.000 de ces grands oiseaux pélagiques.
 
Deux mentions spéciales sont attribuées aux pêcheurs espagnols dont les prises accidentelles détruisent 50.000 spécimens par an, et à la flotte thonière japonaise qui pourrait tuer 20.000 oiseaux par an.
 
Les prélèvements peuvent paraître modestes. Mais c’est oublier que 17 des 22 espèces d’albatros sont menacées d’extinction et que 7 espèces de pétrels sont en danger.
 
Les zones réputées les plus dangereuses sont le sud-ouest de l’Irlande (56.000 prises par an), les côtes namibiennes (20.000 par an) et le Pacifique Nord (7.000).
 
Les eaux françaises les plus risquées sont celles bordant les îles Kerguelen (1.200) et l’archipel des Crozet (130).


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