La surpêche coûte 3,2 milliards d’euros par an à l’UE

Le 14 février 2012 par Geneviève De Lacour
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C’est la New Economics Foundation, un think tank britannique, qui l’affirme. Non seulement la surpêche coûte cher à l’Europe mais en outre elle provoque la perte de plus de 100.000 emplois par an, dont 83.000 dans les 27 Etats membres de l’Union européenne.

Dans son rapport intitulé «Jobs lost at sea», le centre de recherche estime que restaurer les stocks de 43 espèces de poissons -parmi les 150 présentes en Europe- à leur « taux maximal d’exploitation durable » permettrait d’augmenter de 3,5 millions de tonnes le volume de poissons disponibles sur le marché.

Une opération qui permettrait en outre d’économiser 3,2 milliards d’euros en Europe et plus particulièrement 1,8 Md€ pour les 27 Etats membres de l’UE, soit trois fois le montant total des aides européennes.

La surpêche sévit en Europe depuis des dizaines d’années et cette pression sur les stocks conduit à une diminution de la taille des poissons mais aussi à une baisse du volume des prises. Les pêcheurs sont donc devenus de plus en plus dépendants des aides financières de l’Union.

La morue est l’espèce la plus fragilisée par la surpêche, avec une perte de 970.000 tonnes par an par rapport au volume qui pourrait être pêché si les stocks étaient correctement gérés. Mais l’églefin subit également la pression (perte de 378.000 t/an), tout comme le hareng (perte de 854.000 t/an) ou le merlan (perte de 834.000 t/an). Restaurer les stocks permettrait d’augmenter la valeur des prises de 81% dans l’Union et de doubler cette valeur pour la plupart des pays.

La première solution proposée par le rapport est donc une réduction des captures. Réguler les prises permettrait aux pêcheurs de gagner plus en faisant moins d’effort, tout en protégeant les stocks contre la surexploitation.

Reconstruire les stocks de poissons est d’ores et déjà une obligation légale. Elle est inscrite par la loi sur la mer de la convention des Nations unies et le plan d’application du sommet de Johannesburg de 2002, signé par la Communauté européenne mais aussi l’Islande, la Norvège et la Russie, avec des objectifs à atteindre d’ici 2015. Il ne reste donc plus qu’à l’appliquer.

 

 



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