La Suisse verdit son parlement

Le 21 octobre 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Genève aussi se verdit.
Genève aussi se verdit.
DR

 

Les deux partis écologistes suisses sont les seuls gagnants des élections fédérales du 20 octobre. Reste à savoir s’ils entreront au gouvernement.

La vague verte continue de déferler. Après ceux de l’Union européenne, au tour des électeurs suisses de donner un coup de pouce aux partis se réclamant de l’écologue. Selon les dernières projections, Les Verts emporteraient plus de 13% des suffrages: près de 6 points de mieux que lors du scrutin de 2015.

Le quatrième parti de la confédération pourrait rafler 27 sièges au conseil national (l’équivalent de l’assemblée nationale française) : 16 de plus que lors de la précédente mandature. Les écolos devraient désormais occuper 5 sièges au Conseil des Etats (variante suisse du sénat français). Il n’y avait qu’un seul sénateur vert précédemment.

22% des députés

Sur bien des points qui seront débattus au parlement de la confédération (climat, stockage des déchets radioactifs, fiscalité environnementale), dans les prochains mois, les Verts pourront être appuyés par le parti vert-libéral qui détient désormais 15 sièges conseil national (+9). Au conseil national, les élus se réclamant de l’écologie pèseront potentiellement 22% des suffrages,

Une autre Greta. Greta Thumberg, la jeune militante suédoise du climat fait décidément des émules. Dimanche, les électeurs tessinois ont élu leur première députée verte : Greta Gysin.

Un sujet politique : le climat

Seules ces deux formations progressent dans l’électorat. Tous les autres partis perdent des suffrages, de l’Union démocratique du centre conservatrice (UDC, qui à 25% reste la première formation suisse), au parti socialiste, en passant par le parti libéral-radical (PLR), le parti démocrate-chrétien (PDC) ou le parti bourgeois démocratique.

du changement au gouvernement?

Largement imputable à la place prise par le climat dans le débat politique transalpin, cette poussée verte annonce-t-elle une évolution de la politique environnementale ou climatique de la confédération ? Probablement pas autant que le score de l’élection de dimanche pourrait le laisser supposer. Les grands partis de l’establishment (UDC, PLR) se partagent les postes gouvernementaux. Et les formations environnementalistes ne semblent pas être en mesure de bouleverser l’échiquier politique actuel : traditionnellement, les ministres sont confirmés d’une élection à l’autre.

La présidente des Verts, Regula Rytz, estime néanmoins qu’un poste devrait revenir aux écologistes. Et pourquoi pas celui des affaires étrangères, tenu par le socialiste Ignazio Cassis. Rendez-vous est pris pour le 11 décembre, date de l’élection de la prochaine équipe gouvernementale.



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus