La Suisse peine à réduire ses émissions de CO2

Le 20 octobre 2004 par Enerpresse
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Les résultats de la politique énergétique et climatique de la Suisse ne sont pas à la hauteur des objectifs. Même si les mesures prises vont dans le bon sens.

La Confédération helvétique ne pourra «poursuivre de manière crédible (s)a politique énergétique et climatique» que si «elle affecte plus efficacement les moyens disponibles». Pour cela, la Suisse doit renforcer les partenariats existants, en en créant d'autres, en utilisant davantage les possibilité légales au niveau national et dans les Cantons. «Enfin, il faut introduire une taxe sur le CO2 et/ou le centime climatique.» Tel est le verdict sans appel du dernier rapport annuel de SuisseÉnergie, le programme gouvernemental initié par le Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication, afin de coordonner la politique énergétique suisse et de remplir les objectifs fixés par le pays en termes de changements climatiques. Un programme «qui a connu des conditions-cadres très défavorables», souligne son ex-directeur (depuis juin 2004), Hans-Luzius Schmid. Le Conseil fédéral (le gouvernement) a en effet essayé de supprimer son budget en février 2003, et il est toujours menacé, ne reposant que sur le partenariat industriel.

Côté réduction des émissions de CO2, les résultats ne sont pas très engageants, avec une hausse de 0,2% des émissions à fin 2003, contre une baisse attendue pour 2010 de 10%, comme Berne s'y est engagé. Néanmoins, les calculs de SuisseÉnergie indiquent que sans le programme lancé en 2000, les émissions auraient augmenté de 6,3 à 7,7%. La politique énergétique mise en oeuvre a donc rempli quelques uns de ses objectifs, notamment en réalisant des économies durables, évaluées à près de 6%de la demande suisse. Ce dont se félicite aussi l'Association des électriciens helvètes AES/VSE. L'association des professionnels du secteur salue à la fois les mesures librement consenties et les conventions entre la Confédération, le ministère de l'Economie et les agences de l'énergie ainsi que les dispositions légales qui ont permis ce résultat. En particulier, dans le domaine de l'efficacité énergétique, dans le contexte tendu de la flambée des cours du pétrole, avec la mise en place de l'étiquetage des appareils électriques et des voitures de tourisme. D'autant que les investissements générés par le programme atteignent près de 600 millions de francs suisses (environ 390 millions d'euros), de bon aloi pour l'économie nationale, ce qui plaide, s'il était nécessaire, en faveur de son bilan.


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