La Suisse ne s’oppose pas à la création d’êtres vivants

Le 11 mai 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La Commission fédérale d’éthique pour le génie génétique dans le domaine non humain (CENH) vient de rendre un avis pour le moins inédit. Appelé à réfléchir sur la possibilité de « transformer ou construire ‘de novo’ des êtres vivants », le comité d’éthique suisse se montre très confiant en la nature humaine. Dans un rapport, mis en ligne lundi 10 mai, la commission de 12 experts est d’avis qu’il faut, certes, suivre de près les évolutions dans ce domaine, mais qu’il n’y pas lieu d’opposer un veto de principe à la « biologie synthétique ».

 « Même si certaines visions à long terme de la biologie synthétique postulent la fabrication d’êtres vivants de tous types, la recherche se focalise actuellement sur les micro-organismes. C’est eux que les scientifiques utilisent ou qu’ils entendent fabriquer. […] Selon la CENH, le mode de création des êtres vivants, qu’il soit naturel ou artificiel, n’a aucune incidence sur leur statut moral. C’est la position éthique défendue qui va décider de l’attribution ou non de ce qu’on appelle « valeur morale » ou « dignité » aux micro-organismes, et qui les fera compter moralement pour eux-mêmes. » Les sages suisses rappellent aussi que malgré son évolution rapide, la biologie synthétique n’a produit que fort peu de résultats concrets : « Ce sont les visions, les incertitudes et les inconnues qui dominent ».



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