La Suisse accélère le financement du post-nucléaire

Le 12 mars 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La centrale de Mühleberg doit être arrêtée avant l'été 2013.
La centrale de Mühleberg doit être arrêtée avant l'été 2013.

Les mauvaises nouvelles se suivent pour les énergéticiens suisses.

Après le milliard de francs de pertes enregistré par Alpiq, dont EDF détient le quart du capital, c’est au tour des exploitants des centrales nucléaires suisses de sentir le vent du boulet.

Ce mardi 12 mars, le Conseil national suisse (équivalent de l’Assemblée nationale) a voté une résolution imposant aux exploitants d’abonder, en 40 ans, les fonds prévus pour financer le démantèlement des 5 réacteurs suisses et la gestion des déchets nucléaires. L’ordonnance du 7 décembre 2007 a créé un fonds pour la gestion des déchets nucléaires qui doit financer le centre de stockage souterrain des résidus les plus actifs des réacteurs.

Il devra être doté de 16 milliards de francs (13 milliards d’euros). Le second fonds, devant financer la «désaffectation» devra engranger quelque 3 MdFr (2,4 Md€). Fin 2011, la «fortune» totale des deux fonds atteignait 4,17 MdFr (3,37 Md€). Initialement, la totalité du pactole devait être constituée en 50 ans par les industriels.

Or la résolution votée ce matin réduit ce délai de 10 ans. Doris Leuthard, cheffe du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (Detec), a vainement tenté de s’opposer à son adoption, arguant du fait que l’accélération coûterait des centaines de millions aux électriciens. Tout n’est pas encore perdu pour les industriels. Pour entrer en vigueur, le texte voté ce matin doit encore passer entre les fourches caudines du Conseil des Etats (Sénat).



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