La stratégie du Citepa pour réduire les émissions d’ammoniac

Le 16 décembre 2013 par Stéphanie Senet
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L'élevage, première source d'émission d'ammoniac à l'état gazeux
L'élevage, première source d'émission d'ammoniac à l'état gazeux

Plus grande émettrice d’ammoniac (NH3) en Europe, la France peut réduire ses impacts en mettant en place 10 actions simples, suggère une étude publiée ce 16 décembre par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

Pilotée par le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa) pour le compte de l’Ademe, cette synthèse est d’autant plus intéressante que l’ammoniac est l’un des principaux responsables de l’acidification de l’eau et des sols. Elle montre que la France a émis 649.000 tonnes de NH3 dans l’atmosphère en 2010.

 

Les activités agricoles en sont responsables à hauteur de 97%. Parmi elles, c’est surtout l’élevage qui est en cause, puisqu’il en représente les trois quarts.

 

Si ce secteur s’est engagé à réduire ses émissions, en optimisant l’alimentation animale, en améliorant la gestion des effluents et en augmentant leur valorisation, les résultats s’avèrent très décevants.

 

Pour proposer un nouveau plan d’action, le Citepa s’est donc appuyé sur des exemples étrangers de bonnes pratiques. Les Pays-Bas sont ainsi parvenus à réduire de 65% leurs émissions d’ammoniac entre 1990 et 2010 malgré une forte activité agricole. Pour cela, ils ont pris des mesures pour réduire les pertes d’azote, en particulier lors de l’alimentation, et pour optimiser l’épandage et le stockage des effluents. Le Danemark a quant à lui réduit d’un tiers les émissions de NH3 sur la même période, tandis que la France les a seulement abaissées de 4%.

 

Agir en priorité sur l’épandage et l’incorporation des déjections

 

Ensuite, les experts ont étudié le rapport coût-efficacité de près de 200 mesures. Ils en ont retenu 10, dont la mise en place serait particulièrement avantageuse dans l’Hexagone. Les techniques liées à l’épandage s’avèrent les plus efficaces (injection, pendillards), ainsi que les pratiques post-épandage (incorporation rapide des déjections). L’incorporation immédiate par charrue offre par exemple un potentiel de réduction des émissions de NH3 de 140.000 t en 2020 par rapport au niveau enregistré en 2010.

 

Les nouvelles techniques de stockage et de gestion des bâtiments s’avèrent au final moins performantes, si l’on prend en compte le coût de leur mise en place.



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