La stratégie d’économie du ministère de la défense

Le 11 avril 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les hôpitaux militaires sont une cible prioritaire.
Les hôpitaux militaires sont une cible prioritaire.
Ministère de la Défense

Un petit chèque pour une très grosse facture.

Il y a quelques jours, le ministère de la défense a reçu un chèque de 200.000 euros de la société CertiNergy, correspondant aux économies réalisées, depuis 2009, au titre des certificats d'économies d'énergie (CEE). Il n’y a pas de petit profit, surtout en période de disette budgétaire.

Mais la récompense des efforts accomplis par la Grande muette pour réduire ses consommations est modeste en comparaison du montant global de sa facture. «C’est simple, nous sommes le premier consommateur d’énergie de l’Etat», reconnaît Patrick Soler, chargé de mission Energie et fluides de la mission Achats du secrétariat général du ministère de la défense. Et il détaille: «2 térawattheures par an d’électricité, 1 TWh de gaz.» Sans compter le fioul, et les carburants pour la marine, l’armée de terre et l’aviation. Au total, le montant annuel de la douloureuse atteint le milliard d’euros.

Après cette première manœuvre, l’Hôtel de Brienne passe en mode opérationnel. Suite à un appel d’offres, trois partenariats ont été conclus avec Total, BHC Energy et EDF pour industrialiser le processus. Dans le collimateur des premières entreprises: les consommations des hôpitaux militaires. «Ce qui nécessitera de changer les chaudières, améliorer le calorifugeage des tuyauteries de chauffage et renforcer l’isolation des toitures», annonce Patrick Soler. La mission d’améliorer la performance énergétique des bases de défense, navales notamment, échoit à EDF. «En ce cas, il s’agira de travailler sur les réseaux d’air comprimé et les installations industrielles, telles les ponts roulants ou les pompes.»

Au total, l’opération vise à diminuer l’appétit en kilowattheures de la centaine de sites les plus énergivores, sur les 10.000 installations que compte la Défense. Parallèlement, les services de Jean-Yves Le Drian entendent mener des opérations pilotes sur une dizaine de sites pour développer les compétences de pilote de politique énergétique locale. De quoi réduire de 20 à 60% leur consommation, estime Patrick Soler. Et aussi aboutir à une certification ISO 50001 (gestion de l’énergie) de ces installations.



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