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La station-service au biogaz est avancée

Le 23 octobre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le biogaz allemand, ça roule énormément.
Le biogaz allemand, ça roule énormément.

La première station-service de gaz propre pour véhicules de France a été inaugurée, mardi 23 octobre, en Lorraine, marquant l'apparition d'une nouvelle filière de carburant.

A Morsbach (Moselle), près de la frontière allemande, la station de biogaz carburant se situe à 10 mètres de l'usine Methavalor. C'est là que la fraction putrescible des déchets ménagers de la région est méthanisée. Le biogaz est ensuite épuré par l’Air liquide avant d’être injecté dans le réseau gazier.

Une quarantaine de stations publiques de gaz carburant existent déjà en France, mais celle de Morsbach est la première à vendre du carburant «100% biogaz», ainsi qu'une variante un peu moins chère avec un taux de 30%.

Environ 15% des bus, plusieurs centaines de camions et environ 10.000 voitures roulent au gaz naturel. Autant dire une goutte d’eau dans le parc automobile français. Avec l'essor du biogaz carburant, la filière espère aussi renforcer l'attrait des véhicules au gaz en général. Premier marché-cible: les poids lourds, où les modèles électriques ou hybrides peinent à convaincre. «On a atteint avec le gaz carburant un stade significatif mais qui reste modeste, et on sentait une certaine indifférence. Le biogaz redonne un élan», souligne Corinne Berthelot, présidente de l'Association française du gaz naturel pour véhicules (AFGNV).

Si le biogaz est considéré comme neutre en carbone, le gaz naturel rejette 25% d'émissions de CO2 en moins que le gazole. Il est moins cher à la pompe en raison notamment de faibles taxes. Mais surtout, il n'émet aucune particule fine, et 98% moins d'oxydes d'azote et d'oxydes de soufre. Un argument de poids alors que le diesel, classé cancérigène par l'OMS l'an dernier, est sur la sellette pour ses conséquences sanitaires.

Reste un certain nombre d'obstacles: outre le besoin d'un véhicule spécial 15 à 20% plus cher et d'un coûteux réseau de stations-services, le gaz carburant affiche une autonomie moyenne avoisinant les 300 à 400 kilomètres, à cause de réservoirs environ trois fois plus gros. «On ne va pas remplacer tout le diesel», c'est certain, concède Gilles Durand, secrétaire général de l'AFGNV. «Malgré son potentiel, la production de biogaz, qui nécessite la création de nombreux sites, ne devrait néanmoins pas dépasser 2% de la consommation française de gaz d'ici 8 ans», estime Catherine Foulonneau, membre de la direction de la stratégie du distributeur gazier public GrDF.



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