La sortie du nucléaire coûtera cher à Berlin

Le 06 septembre 2006 par Enerpresse
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Le coût du remplacement des centrales vieillissantes en Allemagne, à l’horizon 2020, coûtera jusqu’à 100 milliards d’euros, si Berlin s’en tient à sa politique de sortie du nucléaire, comme prévu dans le cadre du programme national.

C'est ce qu'affirme une étude des consultants d'Ernst & Young, outre-Rhin, qui parviennent à ce chiffre en passant en revue plusieurs scénarios d'investissements dans le secteur. Une étude rendue publique quelques semaines à peine avant le grand sommet énergétique planifié par le gouvernement d'Angela Merkel, en octobre, et dont les électriciens allemands entendent bien se saisir pour remettre sur le tapis la question de la sortie du nucléaire. L'Allemagne doit construire dans les 15 ans environ 60.000 mégawatts (MW) de capacités nouvelles, soit la moitié des centrales actuellement en service, afin de remplacer ses installations et remplir ses engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, insiste l'étude (-21% entre 1990 et 2012).

Dans un scénario qualifié de «marché libre global», incluant pour les réacteurs actuels une durée de vie portée à 60 ans, contre les 32 ans indiqués dans le programme actuel, les nouveaux investissements nécessaires dans les installations représenteraient déjà près de 68 milliards d'euros, estime Ernst & Young. Et les émissions de CO2 descendraient à cet horizon de 12% par rapport à celles enregistrées en 2005. Un résultat comparable (-14% d'émissions) à celui que pourrait atteindre le pays en adoptant un mode «climatique» -pas de nucléaire (1%), beaucoup d'énergies renouvelables (47%), moins de charbon (25%)- qui pèserait environ 32 milliards d'euros de plus dans la balance du renouvellement.

En laissant faire -le modèle business as usual (pas de nucléaire, 30% de charbon, 25% gaz)-, l'investissement atteindrait les 92 milliards d'euros, mais les rejets seraient stables (à peine 1% de recul). Tandis qu'en se tournant vers des centrales à charbon plus propres, et en équilibrant les sources -scénario cycle d'investissement complexe- le montant du remplacement atteindrait quand même les 86 milliards d'euros, mais le CO2 monterait de 9%. De quoi conforter certains dans la coalition gouvernementale (les conservateurs, notamment), qui élèvent de plus en plus la voix pour, a minima, tenter de proroger la vie des tranches nucléaires existantes.




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