La situation se dégrade doucement à Fukushima

Le 25 mars 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La situation de trois réacteurs de la centrale japonaise de Fukushima reste précaire et «cette précarité devrait durer des semaines, voire des mois», met en garde, ce vendredi 25 mars, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire dans un communiqué.

 

L'IRSN pointe «le risque de défaillance de certains matériels à cause de la présence massive de sel dans les cuves et les enceintes» des réacteurs. De grandes quantités d'eau de mer ont été déversées dans les réacteurs privés d'autre système de refroidissement depuis deux semaines à cause du séisme et du tsunami qui a suivi.

 

«Cette précarité devrait durer des semaines, voire des mois», souligne l'institut français, rappelant qu'il reste difficile «de mettre en place des moyens stables d'évacuation» de la chaleur résiduelle du combustible nucléaire.

 

Les experts français s'étaient déjà inquiétés, mercredi, des effets du sel susceptible de cristalliser et d'entraîner des phénomènes de corrosion dans les réacteurs ou de bloquer des soupapes [ JDLE].

 

«Fortement préoccupé» par la situation actuelle des réacteurs 1, 2 et 3, l'IRSN déclare vendredi examiner «les scénarios d'aggravation possible de la situation», notamment en cas de rupture de la cuve du réacteur 3.

L'opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco), a annoncé de son côté que la cuve du réacteur 3 pourrait être endommagée.

 

Cette rupture pourrait être suivie d'une interaction entre le corium, mélange de combustible nucléaire et de métaux fondus, et le béton de l'enceinte de confinement, explique l'IRSN, qui étudie l'impact d'un tel scénario en termes de rejets dans l'environnement.

 

L'enceinte de confinement du réacteur 3 «ne semble plus étanche, selon les indications de pression», estime l'IRSN. Cette perte d'étanchéité entraînerait des «rejets radioactifs continus non filtrés dans l'environnement», ajoute l'IRSN.

 

A la base de l'enceinte de confinement des réacteurs endommagés se trouve une piscine de surpression qui a pu servir à retenir une partie des éléments radioactifs en y faisant barboter les gaz et la vapeur d'eau avant les rejets volontaires vers l'extérieur.

 

Si ce dispositif de filtrage ne fonctionne pas sur le réacteur 3, «cela conduirait à des rejets plus importants», avait déjà prévenu, cette semaine, Olivier Gupta, directeur général adjoint de l'Autorité de sûreté nucléaire.



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